Victoria Guillomon : rejoindre l'Inde sans avion pour apprivoiser sa liberté

Camille Tribet· 7 avril 2026 à 08:30
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À 25 ans, Victoria Guillomon a choisi de respirer plus grand. Sans avion, elle a traversé 19 pays en 6 mois jusqu’à l’Inde, et raconte comment les rencontres peuvent tout changer.

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Une envie viscérale de sortir du « chemin tout tracé »

Entre la fin des études et l’entrée dans la « vie d'adulte », Victoria sent la pression monter. « Il faut que tu trouves un métier maintenant, coche les cases », résume-t-elle, comme une injonction familière à beaucoup de jeunes adultes.

Alors elle décide de prendre de la hauteur, loin du quotidien angoissant et des attentes extérieures. Sur le moment, elle ne met pas le mot "fuite" sur ce départ mais plutôt, « une volonté de manger le monde ».

Partir, c’est parfois s’éloigner du « qu’en dira-t-on », desserrer l’étau de la pression sociale, et se donner la permission d’imaginer une autre façon de vivre. Une manière, aussi, de renouer avec des valeurs qui rassemblent : « l’entraide, la bienveillance, l’amour » cite-elle au micro d'AirZen Radio.

Un aller vers l’Inde… et vers soi

L’Inde n’est pas un hasard dans son histoire. À 18 ans, Victoria y avait vécu un séjour humanitaire de deux mois qui, dit-elle, « a bouleversé toutes mes croyances ». Pendant des années, l’envie d’y retourner reste là, vive, presque comme un appel. À 25 ans, elle ne se contente pas d’attendre : « J’ai plutôt créé l’occasion ».

Direction l’Inde, donc, mais sans avion. Un choix qui ralentit le trajet et ouvre l’espace des rencontres. Sur la route, elle voyage avec Johan Reboul, du compte @Le jeune engagé, un compagnon de route rencontré peu de temps avant sur les réseaux sociaux. Un quasi inconnu au départ, et une aventure qui s'annonce pleine de surprises : 19 pays traversés en 6 mois. Un film, Shimla, puis un livre.

Retrouver la confiance en la vie… et en l’humanité

« Pour la première fois de ma vie, j’ai ressenti ce que pouvait être d’appartenir au monde », confie-t-elle. Comme si les frontières s’effaçaient à mesure que l'on comprend que les valeurs humaines sont partagées partout sur la planète.

Son récit, publié chez Fayard, s'intitule : Sur les chemins du monde, j’ai apprivoisé la liberté. Une invitation à oser, à sa mesure : partir loin, ou simplement faire un pas de côté. Parce qu’il y a, souvent, une rencontre au bout du chemin — et « un avant et un après » à la clé. Victoria Guillomon anime le podcast Nouvel Œil depuis 2019.

#Mieux être