Les professionnels apportent soins et matériels médicaux au plus près des patients. Avec l’UPSADI, ces prestataires de santé à domicile gagnent en visibilité et renforcent le parcours de soins.
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Le soin qui vient à vous, avec une vraie présence humaine
Rester chez soi malgré une maladie ou une perte d’autonomie, c’est possible grâce aux prestataires de santé à domicile. Ils sont réunis au sein de l’UPSADI (Union des prestataires de santé à domicile indépendants). Ces acteurs livrent et installent des dispositifs essentiels : lits médicalisés, matelas anti-escarres, fauteuils roulants, oxygène, solutions pour l’apnée du sommeil ou encore matériel lié au diabète. « Tout part d’une prescription médicale », rappelle Nicolas Balmelle, le vice-président de l’UPSADI. L’intervention se fait à la demande du médecin, dans un cadre sécurisé et coordonné.
Aujourd'hui, plus de 4 millions de patients sont accompagnés en France par les prestataires de santé à domicile.
Bien plus qu’une livraison : un accompagnement au quotidien
Leur force, c’est le suivi. « Ce n’est pas une simple distribution », insiste Nicolas Balmelle. Les dispositifs sont de plus en plus numérisés et miniaturisés, donc parfois complexes à prendre en main. Les équipes prennent le temps d’expliquer, de rassurer, d’ajuster, puis de vérifier que le patient et sa famille utilisent correctement le matériel. Cette proximité évite des complications et améliore le confort de vie. Et cela à domicile ; là où tout est plus simple pour beaucoup de personnes fragiles.
Un maillon encore trop méconnu du parcours de soins
Dans les faits, ces professionnels occupent une place centrale entre le prescripteur, le patient et l’entourage. « Nous considérons que nous avons une place pleine et entière dans le parcours médical du patient », souligne Nicolas Balmelle. Pourtant, le métier reste peu identifié : « Prestataire de santé à domicile, aujourd’hui, c’est très peu connu des décideurs publics ». Le syndicat alerte aussi sur un décalage entre des textes parfois anciens et la réalité du terrain, alors que les besoins augmentent avec le vieillissement de la population.
Des propositions de bon sens pour aller plus loin
Avec 35 000 salariés, dont 6 500 infirmières salariées, la filière veut renforcer son utilité au service des patients. Exemple concret : permettre à ces infirmières de vacciner lors de leurs visites, pour éviter des déplacements supplémentaires, notamment en zones éloignées. « L’idée, c’est d’être en complémentarité… c’est vraiment du bon sens », explique Nicolas Balmelle, en précisant qu’il ne s’agit pas d’opposer les professionnels entre eux, mais de mieux coordonner. Une mesure simple qui peut faire gagner du temps, réduire la fatigue des patients et fluidifier l’accès aux soins.
Dans l’ombre des consultations, ses équipes font tenir le quotidien : elles installent, expliquent, suivent et transmettent au médecin les informations utiles. Mieux connaître leur rôle, c’est aussi mieux soutenir une santé de proximité qui permet à chacun, quand c’est possible, de se soigner chez soi. Et si l’avenir du soin passait aussi par ces professionnels discrets, mais indispensables ?

