Tendance bien-être : elle quitte son CDI pour ouvrir un salon de "papouilles"

Olivier MONTEGUT· 11 février 2026 à 09:00
Ajoutez-nous en favori

À 31 ans, Laura transforme un geste simple en vrai moment de bien-être. Dans son “salon de papouilles”, elle propose aux femmes et aux enfants une bulle douce pour souffler, se détendre… et parfois même s’endormir.

À écouter

Laura, maman de deux petites filles, cherchait une nouvelle voie à la fin de son congé maternité. Un jour, elle tombe sur une vidéo TikTok d’une formatrice qui parle de "papouilles" et de leurs bienfaits. « Ça m’a parlé de suite… je me suis dit : c’est ce que j’ai envie de faire, j’ai envie de prendre soin des femmes. » Un mois après l’ouverture, son salon attire déjà les curieux comme les habituées du lâcher-prise.

Son idée n’est pas sortie de nulle part : les papouilles faisaient déjà partie de son quotidien d’auxiliaire de puériculture. « En crèche, à l’endormissement, je papouillais les tout petits. » À la maison aussi, c’est un rituel : sa fille en redemande le soir, et même son conjoint s’y est mis.

Les “papouilles”, c’est quoi exactement ?

Ici, pas question de massage appuyé ou de manipulation musculaire. Laura insiste : « Je ne suis pas là pour faire du massage. C’est vraiment de l’effleurage. » La papouille, ce sont des gestes très doux, lents, légers, presque aériens. « On fait ça avec les mains, les ongles et on a des gadgets. » Parmi eux, des petits brosses, pinceaux et autres outils d'auto-massage qu'on peut trouver dans le commerce.

Le résultat, lui, surprend souvent. Certaines personnes avouent avoir des frissons avec cette sensation “à fleur de peau”. Laura confirme : « J’ai des clientes qui frissonnent pendant les papouilles. J’ai des clientes qui s’endorment parce que ça détend énormément. » Un petit retour assumé à ce qu’on adorait enfant : ce côté “guili-guili” qui fait sourire et relâche la pression.

Une bulle cocooning, pensée pour se sentir en confiance

Proposer un geste aussi intime en cabinet, ça ne s’improvise pas. Laura a posé un cadre clair : elle accueille uniquement les femmes et les enfants jusqu’à 18 ans, filles comme garçons. « C’est quand même quelque chose d’assez intime. » Pour aider les clientes à savoir où elles mettent les pieds, elle partage aussi des vidéos : « Mes clientes savent déjà un peu à quoi s’attendre avant de venir chez moi. »

Côté ambiance, tout est fait pour décrocher vite. « Petite musique zen, lumière tamisée… mon salon est assez cocooning, détente. » Une atmosphère simple, rassurante, qui invite à déposer la charge mentale quelques instants, sans performance, sans objectif, juste une pause.

Une nouvelle façon de prendre soin… en douceur

Ce que Laura défend, au fond, c’est une autre idée du bien-être : plus accessible, plus sensorielle, et surtout très tendre. « Apaiser, lâcher prise, se reconnecter à soi » : c’est la promesse qu’elle a entendue au départ, et qu’elle veut transmettre à son tour. Son salon de papouilles, basé à Montauban, remet au goût du jour un besoin basique, souvent oublié : celui d’être enveloppé de douceur, sans devoir “mériter” ce moment.

Côté formation, l'ancienne auxiliaire de puériculture qui travaillait en crèche, a suivi des cours en ligne pendant 1 mois. « Nous étions 7 papouilleuses formées en septembre 2025, nous sommes une soixantaine aujourd'hui. » S'il n'y a pas de diplôme ou de certification pour la pratique des papouilles, il faut néanmoins avoir en tête qu'on ne risque rien à s'essayer aux papouilles. Les effleurages pratiquées par Laura n'ont aucune contre-indication. Ils ne substituent néanmoins pas à un véritable soin médical, à une séance de kiné, d'ostéopathie ou même à un massage traditionnel.

Et si cette idée vous intrigue, vous pouvez déjà commencer chez vous : baisser la lumière, mettre une musique calme, et offrir (ou demander) quelques gestes légers, consentis, tout simples.

#Mieux être#Toulouse