"Sur la route" sur Gulli : Nina, notre épaule pendant toute l'aventure

Jeanne Metivier· 26 mars 2026 à 07:00
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Deux semaines au Québec, une bande de potes et une aventure qui change le regard. Après « Sur la route » sur Gulli, j'ai interviewé Nina, de la production, qui nous a accompagné.

À écouter

Cette semaine, je vous emmène dans un souvenir qui me donne encore de l’élan : mon voyage au Québec pour l’émission « Sur la route », diffusée chaque jeudi soir sur Gulli. On est partis deux semaines avec cinq autres adultes porteurs de trisomie 21, Matt Pokora, et une équipe qui a rendu l’aventure possible. Au départ, on ne se connaissait pas vraiment, et pourtant, très vite, on a fait bande. « J’avais vraiment l’impression qu’on était une équipe tous ensemble », je le dis et je le pense : sur place, on s’est porté, on s’est chambré, on s’est écouté.

Ce qui marque, c’est ce mélange entre le grand air et la vraie vie : les rires, la fatigue, les émotions, les imprévus. Nina le résume avec justesse : « C’était très intense ce qu’on a vécu. On a beaucoup bougé. » Et c’est peut-être ça, le plus beau : on ne joue pas un rôle, on vit, tout simplement.

Nina, le soutien discret qui rend tout plus fluide

À l’écran, on la voit peu, mais sur la route, elle a été essentielle. Nina, qui fait partie de la production, avait un rôle à la fois simple et précieux : « être là tout le temps et en même temps pas trop là ». Un appui quand on en a besoin, une présence rassurante, sans jamais prendre la place de l’aventure. Elle le dit avec beaucoup d’humilité : « L’idée, c’était vraiment d’être en support, mais de vous laisser vivre ce truc de fou. »

Et du support, il en fallait ! Entre les journées de tournage, la vie en collectif et les petits tracas du quotidien, Nina a tout fait : « récupérer… les chaussettes sous les lits », mais aussi écouter, faire rire, consoler. Moi, je n’oublie pas ce moment où je me suis bloqué le dos : kiné, et… « marchande de câlins aussi ». Oui, à plein temps !

À l’écran, le handicap s’efface, la personnalité reste

Ce qui me touche le plus, c’est la manière dont l’émission montre la réalité sans la lisser. Nina le formule avec une conviction qui fait du bien : « Au final, je trouve que votre handicap, il disparaît tout au long de l’émission. » Pas parce qu’on le cache, mais parce qu’on existe d’abord comme des personnes, avec nos caractères, nos envies, nos blagues, nos coups de mou.

Elle insiste sur un point essentiel : la représentativité. « On voit très peu de programmes avec des personnes qui sont porteuses de handicap », rappelle-t-elle, et pourtant ça change tout quand on se voit, quand on est vus. Chez AirZen Radio, on le ressent aussi : à l’image, je suis la même Jeanne qu’au quotidien, et c’est justement ça qui ouvre les esprits. Pas besoin d’en faire trop : la normalité, quand on la montre, devient contagieuse.

Parler d’amour, de corps, de vie : sans scénario, juste vrai

Dans « Sur la route », il y a des paysages, oui, mais il y a surtout des conversations. Des échanges qui arrivent comme ils arrivent entre amis, sans plan, sans consigne. Nina le dit clairement : « Ce n’était pas du tout écrit… on a laissé vivre. » Et c’est cette spontanéité qui rend l’émission si humaine.

On parle d’amour, de garçons, de filles, du regard sur soi, du corps, de ce qu’on ose dire ou pas. Des sujets parfois jugés “intimes”, alors qu’ils sont universels. « On se coiffe les cheveux et on discute de trucs, comme on discuterait avec des copines », raconte Nina. Et moi, je trouve ça puissant : quand on montre ces moments-là, on rappelle que nos vies ne se résument pas à une étiquette, mais à des histoires, des liens, des rêves.

Si vous avez envie d’un programme qui donne de l’air et du cœur, rejoignez-nous sur la route. Regardez, écoutez, partagez autour de vous : plus on se voit tels qu’on est, plus on se comprend… et plus on avance ensemble.

#Mieux être