Spiritualité et santé mentale : les clés positives de Julie Dachez

Hemelyne Guillemot· 13 avril 2026 à 09:00
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Et si la spiritualité devenait un appui concret pour aller mieux ? Dans un livre-enquête, la psychologue sociale Julie Dachez met en lumière ce que la science observe : un lien encourageant avec la santé mentale.

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Ce que la recherche confirme : une ressource, pas une baguette magique

Depuis plusieurs années, les chercheurs explorent les liens entre spiritualité et bien-être psychologique. Julie Dachez le rappelle : « On sait qu’il y a ce lien, cette corrélation entre spiritualité et santé mentale ». Les mécanismes restent discutés, mais les pistes s’accumulent, entre capacité de recul, sens donné aux épreuves et soutien intérieur. Un point essentiel demeure : cette ressource « ne remplace pas un suivi thérapeutique » en cas de difficulté.

Quand croire aide à traverser

Pour rendre la science tangible, l’autrice partage des récits.  Dans son livre, on découvre l'histoire d'un homme qui raconte comment, après un divorce vécu comme « l’enfer », sa foi l’a aidé à lâcher prise : « Il faut que j’aie confiance en la vie ». Quelques années plus tard, il voit autrement son chemin : « Aujourd’hui j’ai gagné 1000 enfants et 1000 familles », dit-il, grâce à son engagement dans un club d’athlétisme. Une manière de transformer la douleur en ouverture, et de retrouver de l’amour sous d’autres formes.

Prendre soin de soi : un pont entre corps et esprit

Autre hypothèse : la foi peut encourager des habitudes favorables. « Ce corps, c’est mon véhicule sur cette terre… donc je vais en prendre soin », explique Julie Dachez, évoquant une attention accrue à l’alimentation ou à la consommation d’alcool. Or santé physique et santé mentale se renforcent mutuellement. Parfois, une intention spirituelle devient simplement… un meilleur rythme de vie.

L’intelligence spirituelle, une compétence qui se développe

Moins connue en France, l’« intelligence spirituelle » complète l’intelligence cognitive et émotionnelle. Elle s’exprime quand on cherche du sens, qu’on cultive la compassion ou qu’on apprend à regarder le réel avec plus de hauteur — et elle peut exister « même en se disant athée ». Bonne nouvelle : « oui, bien sûr », elle se développe, comme l’intelligence émotionnelle. Chez l’enfant, des études suggèrent même un effet sur l’apprentissage, via une motivation plus intrinsèque, portée par la curiosité.

De quoi donner envie d’explorer, à son rythme, ce qui nourrit intérieurement : une pratique, un engagement, une quête de sens. Le livre de Julie Dachez, Qu’est-ce que vous croyez ? (Albin Michel), ouvre une voie simple : s’appuyer sur ce qui fait du bien, et avancer, un pas après l’autre.