Le 20 mars, 1 600 personnes sont attendues au théâtre Mogador, à Paris, pour une journée d’empowerment au féminin. Porté par la psychologie positive, l’événement veut transformer l’audace en élan collectif.
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De la quête de sens à la psychologie positive
Diplômée d’une école de commerce, Sarah Allart démarre sa carrière dans le conseil en management chez McKinsey avant de se lancer dans l’entrepreneuriat avec un site e-commerce. Une aventure « très intéressante », mais, dit-elle, « pas tout à fait alignée ».
Le déclic arrive avec une phrase entendue chez le fondateur de La Fourchette : « si vous ne savez pas ce que vous voulez faire de votre vie, regardez ce qu’il y a dans votre bibliothèque ». Chez elle, un constat s’impose : « il n’y avait que des livres sur le bonheur ». Elle reprend alors des études de psychologie à l’université Paris VIII et se forme à la psychologie positive, cette discipline scientifique née dans les années 80 et nourrie par « des centaines d’études chaque année ».
Une “boîte à outils” pour mieux vivre l’entreprise
Si la psychologie positive séduit autant les organisations, c’est qu’elle répond à une réalité de mal-être au travail. Pour Sarah Allart, l’enjeu est clair : proposer des méthodes concrètes et éprouvées, loin des recettes miracles. « Ce n’est pas une recette magique, mais ça nous donne beaucoup d’outils », résume-t-elle.
Dans ses interventions en entreprise, elle travaille sur les « leviers du bien-être au travail » à tous les niveaux : collaborateur, manager, organisation. Au cœur de cette approche, une place assumée pour l’authenticité et la vulnérabilité, devenues des ressources précieuses pour retisser du lien. Une manière de réconcilier performance et humanité, sans injonction, mais avec des repères solides.
Potentiel illimité : l’audace de remplir Mogador
Son nouveau défi a l’ampleur d’un rêve assumé : réunir 1 600 personnes au théâtre Mogador, le 20 mars, pour « une journée dédiée à l’empowerment des femmes », tout en précisant que « les hommes sont les bienvenus évidemment ». Le choix du lieu n’est pas anodin : un écrin emblématique, pensé pour accueillir le public « dans un confort propice à l’inspiration ».
Sur scène, un plateau dense : « 15-20 personnes de notoriété nationale, voire internationale ». Sarah explique s’appuyer sur son réseau d'expertes et d'experts construit au fil de ses programmes en entreprise. Son ambition : ouvrir ces prises de parole au-delà de quelques cercles privilégiés. « Je connais leur puissance, je connais l’impact qu’elles peuvent avoir », confie-t-elle, avec l’envie de rendre cet élan accessible au plus grand nombre.
Joie, justesse, intuition : l’énergie qui embarque
Pour entraîner partenaires, intervenantes et public, Sarah Allart revendique un moteur simple et puissant : « la joie ». Une joie qu’elle décrit comme une force, sans tomber dans « une injonction à la positivité permanente ». Selon elle, dans un monde parfois morose, cette énergie devient un point d’appui collectif : « quand on réunit plein d’énergies, ça grandit et ça fait du bien à tout le monde ».
Elle parle aussi d’alignement, d’intuition, et de cette « justesse » qui donne confiance. Le projet a pourtant vacillé : faute de partenaire financier, elle a « failli abandonner, en tout cas reporter ». Puis l’envie a repris le dessus : « il faut que tu y ailles… ce projet, ça s’appelle Potentiel illimité. Il faut que tu incarnes ça ». Une impulsion vécue comme « une énergie créatrice » à libérer, au service d’un collectif.
Le message de Sarah est limpide : l’audace et la joie se cultivent, et elles se partagent. Parfois, il suffit d’une salle qui se remplit… pour que les possibles s’élargissent.

