Et si changer de voie devenait un chemin plus doux qu’on ne l’imagine ? Avec le baromètre Amour Pro 2025, une envie collective se confirme. Mathilde Melahi, elle, a trouvé sa place en devenant sophrologue.
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Une envie de bouger… et le besoin de sens
Selon le baromètre Amour Pro 2025 publié par Chance avec YouGov, 30% des Français envisagent de changer de travail cette année. Chez les 18-54 ans, le chiffre monte à 46%, et plus d’un répondant sur deux se dit « totalement perdu » dans sa vie professionnelle. Derrière ces données, il y a des histoires très concrètes, comme celle de Mathilde Melahi. Ancienne conseillère en investissement dans l'immobilier, elle a choisi une voie radicalement différente : la sophrologie.
Le déclic, chez elle, s’est joué au retour de congé maternité. « Je n’étais plus en phase avec les valeurs de l’entreprise », confie-t-elle. Pour Mathilde, l’alignement n’est pas un luxe : c’est une boussole. Et parfois, écouter cette boussole, c’est accepter de repartir de zéro.
Le bilan de compétences, version “révélateur”
Au moment de quitter l’immobilier, Mathilde n’a pas de plan tout tracé. « Aucune idée. Juste l’idée de partir », dit-elle. Comme beaucoup, elle se heurte aussi aux inquiétudes de son entourage : « Mes parents… ça a été un peu une inquiétude, parce que j’ai un master 2 spécialisé en immobilier. »
C’est là que l’accompagnement de Chance entre en jeu, à travers un bilan de compétences pensé comme une exploration de soi. Mathilde parle d’une expérience « très riche, même émotionnellement », notamment grâce aux retours de proches sollicités pendant le parcours. « De voir des caractéristiques, des mots qui nous caractérisent, écrits par nos proches… de le voir noir sur blanc, c’est complètement différent », explique-t-elle. Un miroir bienveillant, qui aide à remettre du sens et de la cohérence là où il n’y avait que flou.
Un accompagnement qui sécurise, pas à pas
La reconversion n’est pas un saut dans le vide : elle peut se construire. Mathilde évoque un suivi régulier avec sa coach, « tous les quinze jours », avec des exercices et des pitchs pour apprendre à raconter son parcours et clarifier sa direction. « Tout du long, on est vraiment rassuré… c’est une décision qui se mûrit », souligne-t-elle.
Cette progression compte, surtout quand l’envie de changer se heurte à la peur de se tromper. Mathilde le rappelle : certains vont trop vite et finissent par reculer. Elle, au contraire, a trouvé un cadre qui l’aide à avancer « sereinement » et à ne pas revenir en arrière au premier doute.
De l’immobilier à la sophrologie : une place plus juste
Pourquoi la sophrologie ? Mathilde n’y pensait pas au départ. Le bilan l’a aidée à identifier ce qu’elle cherchait vraiment : « un métier où la bienveillance régnait », sans routine, avec du mouvement et du lien humain. Finalement, certains fils de son ancienne vie professionnelle restent présents : le terrain, les rencontres, l’accompagnement. Mais l’intention a changé : plus d’empathie, plus d’écoute, plus d’impact positif.
Aujourd’hui, elle se dit « complètement épanouie ». Et elle décrit ce sentiment rare, mais accessible : « C’est vraiment un luxe de se lever le matin et de se dire, waouh, j’ai hâte que la journée commence. » Installée à Boulogne-Billancourt, elle reçoit aussi en distanciel et défend une approche « moderne » de la sophrologie, loin des clichés.
Son message, enfin, sonne comme un repère simple pour celles et ceux qui hésitent : « Quand le sens revient, la performance suit. » Parce que la vie au travail est longue, Mathilde invite à se faire accompagner, à oser essayer, et à avancer sans se juger. Parfois, la meilleure première étape, c’est juste de se donner le droit de chercher sa place.
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