Reprendre sa place au travail : Mathilde a osé la reconversion

Jerome Pasanau· 10 février 2026 à 07:00
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Et si changer de voie devenait un chemin plus doux qu’on ne l’imagine ? Avec le baromètre Amour Pro 2025, une envie collective se confirme. Mathilde Melahi, elle, a trouvé sa place en devenant sophrologue.

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Une envie de bouger… et le besoin de sens

Selon le baromètre Amour Pro 2025 publié par Chance avec YouGov, 30% des Français envisagent de changer de travail cette année. Chez les 18-54 ans, le chiffre monte à 46%, et plus d’un répondant sur deux se dit « totalement perdu » dans sa vie professionnelle. Derrière ces données, il y a des histoires très concrètes, comme celle de Mathilde Melahi. Ancienne conseillère en investissement dans l'immobilier, elle a choisi une voie radicalement différente : la sophrologie.

Le déclic, chez elle, s’est joué au retour de congé maternité. « Je n’étais plus en phase avec les valeurs de l’entreprise », confie-t-elle. Pour Mathilde, l’alignement n’est pas un luxe : c’est une boussole. Et parfois, écouter cette boussole, c’est accepter de repartir de zéro.

Point clé : 30% des Français envisagent de changer de travail en 2025 (46% chez les 18-54 ans), selon le baromètre Amour Pro 2025 (Chance x YouGov).

Le bilan de compétences, version “révélateur”

Au moment de quitter l’immobilier, Mathilde n’a pas de plan tout tracé. « Aucune idée. Juste l’idée de partir », dit-elle. Comme beaucoup, elle se heurte aussi aux inquiétudes de son entourage : « Mes parents… ça a été un peu une inquiétude, parce que j’ai un master 2 spécialisé en immobilier. »

C’est là que l’accompagnement de Chance entre en jeu, à travers un bilan de compétences pensé comme une exploration de soi. Mathilde parle d’une expérience « très riche, même émotionnellement », notamment grâce aux retours de proches sollicités pendant le parcours. « De voir des caractéristiques, des mots qui nous caractérisent, écrits par nos proches… de le voir noir sur blanc, c’est complètement différent », explique-t-elle. Un miroir bienveillant, qui aide à remettre du sens et de la cohérence là où il n’y avait que flou.

Un accompagnement qui sécurise, pas à pas

La reconversion n’est pas un saut dans le vide : elle peut se construire. Mathilde évoque un suivi régulier avec sa coach, « tous les quinze jours », avec des exercices et des pitchs pour apprendre à raconter son parcours et clarifier sa direction. « Tout du long, on est vraiment rassuré… c’est une décision qui se mûrit », souligne-t-elle.

Cette progression compte, surtout quand l’envie de changer se heurte à la peur de se tromper. Mathilde le rappelle : certains vont trop vite et finissent par reculer. Elle, au contraire, a trouvé un cadre qui l’aide à avancer « sereinement » et à ne pas revenir en arrière au premier doute.

De l’immobilier à la sophrologie : une place plus juste

Pourquoi la sophrologie ? Mathilde n’y pensait pas au départ. Le bilan l’a aidée à identifier ce qu’elle cherchait vraiment : « un métier où la bienveillance régnait », sans routine, avec du mouvement et du lien humain. Finalement, certains fils de son ancienne vie professionnelle restent présents : le terrain, les rencontres, l’accompagnement. Mais l’intention a changé : plus d’empathie, plus d’écoute, plus d’impact positif.

Aujourd’hui, elle se dit « complètement épanouie ». Et elle décrit ce sentiment rare, mais accessible : « C’est vraiment un luxe de se lever le matin et de se dire, waouh, j’ai hâte que la journée commence. » Installée à Boulogne-Billancourt, elle reçoit aussi en distanciel et défend une approche « moderne » de la sophrologie, loin des clichés.

Son message, enfin, sonne comme un repère simple pour celles et ceux qui hésitent : « Quand le sens revient, la performance suit. » Parce que la vie au travail est longue, Mathilde invite à se faire accompagner, à oser essayer, et à avancer sans se juger. Parfois, la meilleure première étape, c’est juste de se donner le droit de chercher sa place.

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