Podcast "Dys : ma force", et si on voyait l'école comme un champ des possibles ?

Olivier MONTEGUT· 29 décembre 2025 à 17:00
Ajoutez-nous en favori

L’école peut devenir une épreuve pour les élèves dys. L’épisode 3 de “Dys, ma force” interroge un système scolaire peu adapté aux neuroatypies.

À écouter

Pour certains enfants, l’école est un lieu d’élan et de découvertes. Pour d’autres, elle devient une épreuve quotidienne. Dans ce troisième épisode de « Dys, ma force », coproduit par AirZen Radio et la Fondation Henri Maria Teresa, le podcast questionne la place faite aux élèves dys dans un système pensé pour une intelligence dite “standard”.

Quand le décalage apparaît

Chez de nombreux enfants dys, les premières difficultés émergent à l’école. Au début, elles sont discrètes. Puis le rythme s’accélère, la comparaison s’installe, et le sentiment de ne pas être « comme les autres » apparaît. Louis de Luxembourg, fil rouge de la série, raconte ce moment charnière : lui sait bien qu'il n'a pas de problème de compréhension. C'est juste qu'il "comprend autrement", d'une façon "infiniment plus complexe".

Un système encore peu ajusté

À l’école, tout repose sur la lecture, l’écriture, la vitesse et les automatismes. Autant de domaines qui peuvent mettre les élèves dys en difficulté. Mettre des mots sur ces différences permet d’ouvrir la voie à des adaptations pédagogiques. Le cadre existe, mais il arrive encore trop souvent trop tard.

Ce troisième épisode ne cherche pas à pointer des responsables. Il pose une question simple : le problème vient-il vraiment de l’élève, ou d’un système qui peine à évoluer ?

Imaginer une école plus souple

Apprentissages en petits groupes, consignes plus accessibles, outils numériques… Les solutions existent déjà. Et surtout, elles profitent à tous les élèves, pas uniquement aux profils dys. En Belgique ou au Canada, des modèles plus flexibles sont déjà expérimentés, mêlant enseignement classique et pratiques adaptées. Le Dr Michèle Mazeau évoqué aussi la possibilité d'un "système pédagogique universel".

Une méthodologie d'apprentissage qui servirait aux enfants dys mais aussi à tous les autres. "Si, au lieu de dicter une leçon, on l'écrit, on l'enregistre, on l'explique en même temps, cela peut correspondre à tous les types de profils", dit-elle.

Redonner confiance

L’enjeu est essentiel : permettre aux élèves dys de reprendre confiance, et de comprendre qu’ils ont leur propre manière d’apprendre. Et si ceux qui ne rentrent pas dans le moule étaient, en réalité, ceux qui pouvaient aider l’école à se transformer ?

#Mieux être