Petit Bambou lance une nouvelle application dédiée au sommeil

Olivier MONTEGUT· 17 mars 2026 à 08:10
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Et si le sommeil se préparait bien avant de se glisser sous la couette ? Avec Petit BamBou, la méditation devient un rituel simple pour apaiser stress et ruminations, et retrouver des nuits plus sereines.

À écouter

On a tous connu ces minutes interminables à se retourner dans le lit, l’esprit en boucle. Ludovic Dujardin, cofondateur de Petit BamBou, application de méditation n°1 avec 12 millions d'utilisateurs, rappelle une idée clé : « Tout ne se joue pas dans les quelques minutes qui précèdent l’arrivée dans votre lit. »

Autrement dit, la qualité du repos se construit aussi dans nos habitudes diurnes. Respiration, attention, capacité à ralentir : ces micro-choix pèsent lourd quand vient l’heure d’éteindre la lumière.

La méditation, explique-t-il, aide notamment à mieux composer avec les pensées qui s’invitent la nuit. « Quand on n’arrive pas à dormir, c’est qu’on a des ruminations », constate-t-il, avant de proposer une approche plus douce que la lutte frontale. Accueillir ce qui est là, puis remettre à plus tard ce qui n’a pas sa place à 2 heures du matin : une stratégie simple, mais souvent libératrice.

Petit Bambou, une “bibliothèque” de méditations guidées

Avec 12 millions d’utilisateurs et d’utilisatrices, Petit Bambou s’est imposée comme une porte d’entrée accessible vers la méditation. L’application propose 140 programmes et environ 1 400 séances, dédiés au stress, à l’anxiété, au lâcher-prise, aux addictions, à l’estime de soi… et désormais au sommeil. Une diversité pensée pour s’adapter aux réalités de chacun, sans jargon ni pression de performance.

Ludovic Dujardin insiste sur un parti-pris fondateur : ne pas jouer aux apprentis sorciers. « On ne voulait pas se substituer à des gens qui sont des experts de la méditation », explique-t-il, en comparant Petit Bambou à une plateforme qui rend accessible un contenu créé par des instructeurs reconnus. Parmi eux, des figures comme Christophe André, et au total « une soixantaine » d’instructeurs présents dans l’application.

Pas de niveau à passer : la force de “l’esprit du débutant”

Bonne nouvelle pour celles et ceux qui hésitent à se lancer : la méditation n’est pas un sport avec des médailles. « Il n’y a pas de notion de progression en méditation. Je n’ai pas passé un niveau, ça n’existe pas », affirme Ludovic Dujardin. Chaque séance est différente, parce qu’on ne se retrouve jamais exactement dans le même état, ni au même moment. Cette vision enlève un poids : on peut commencer petit, recommencer souvent, et simplement pratiquer.

Le cofondateur le dit avec des mots très concrets : « Je pense que c’est très très simple de s’y mettre pour peu qu’on sache s’accorder 10 minutes. » Dix minutes pour respirer, observer, revenir au corps. Dix minutes pour « laisser venir à vous », et constater que, parfois, la vie se vit plus intensément quand on cesse de courir après elle.

Reconquérir ses espaces : attention, corps, relations

Si Petit Bambou a renforcé sa proposition autour du sommeil (à travers la méditation mais aussi des exercices corporels et de sophrologie), c’est aussi parce que le sujet touche à une mission plus large. Ludovic Dujardin la résume ainsi : « Aider les gens à reconquérir leurs espaces. » Il parle d’abord de l’espace attentionnel — cette ressource précieuse que le stress et l’hyperstimulation grignotent. Il évoque aussi notre relation au temps, et à ce « premier lieu qu’on habite » : le corps.

Au fil de cette approche, la méditation devient un art de vivre : une manière de prendre soin de ses lieux (sa chambre, sa maison, son environnement) et de ses liens (la qualité des relations). Et quand ces espaces se rééquilibrent, le sommeil suit plus naturellement, comme une conséquence apaisée plutôt qu’un objectif à arracher.

Pour essayer, nul besoin de révolutionner son quotidien : commencer par une séance courte, par curiosité, peut déjà changer l’ambiance d’une fin de journée. Ce soir, au lieu de “forcer” le sommeil, pourquoi ne pas s’offrir 10 minutes pour respirer… et laisser la nuit faire le reste ?

#Mieux être