Perdre du poids sans frustration : le déclic intérieur de Maud Nisand

Camille Tribet· 5 mars 2026 à 08:37
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Et si la perte de poids commençait d’abord dans la tête ? Dans « Comment t’as fait pour perdre autant ? », Maud Nisand et Aurélien Benoilid racontent le long chemin jusqu'au déclic

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Une « magie » qui ressemble à un long travail sur soi

En deux ans, Maud Nisand a perdu 40 kilos.  Dans "Comment t'as fait pour perdre autant", qu'elle coécrit avec Aurélien Benoilid, Maud raconte sa perte de poids mais surtout son long chemin jusqu'au déclic.

Ce qu’ils appellent « méthode magique » n’a rien d’un tour de passe-passe, plutôt une reconquête intérieure. « La formule magique, c’est comment ce long travail intérieur va tout d’un coup s’exprimer dans le corps », résume Maud.

Leur message est clair : viser le déclic plutôt que la contrainte. Car, pour Maud, la perte de poids n’a pas été une suite de frustrations, mais « un chemin de plaisir ». Un changement de regard qui déplace le centre de gravité : prendre soin de soi, avant de vouloir se transformer.

Comprendre le rôle du poids pour mieux s’en libérer

Dans leur récit, le poids n’est pas réduit à une simple question de volonté. Maud évoque des années d’introspection, parfois difficiles, où elle apprend à décoder ce que son corps raconte. « J’ai compris aussi pourquoi il était là, de quoi il me protégeait », confie-t-elle. Mettre du sens sur ce vécu devient une étape déterminante, loin des injonctions et des recettes universelles.

Le déclic, lui non plus, n’arrive pas « en claquant des doigts ». Maud parle plutôt de « plusieurs clics », une succession d’étapes qui construisent un mouvement durable. À la clé : une reconnexion progressive entre le corps et l’esprit, pour retrouver une forme de maîtrise… sans rigidité. « Me réapproprier mon corps et me reconnecter entre mon corps et mon esprit », dit-elle, comme un fil conducteur.

Quand le corps se transforme, le couple devient une équipe

Ce livre, co-écrit en couple, met aussi en lumière une dynamique précieuse : l’entourage comme soutien, pas comme juge. Maud situe même le début de sa bascule bien avant la perte de kilos, le jour où, à 40 ans, elle passe la porte d’un perceur-tatoueur pour se faire percer les oreilles, entourée de sa famille. Un geste symbolique, simple et puissant : reprendre possession de son image, à son rythme.

À ses côtés, Aurélien Benoilid observe et accompagne. Et même avec sa casquette de neurologue, il le reconnaît avec humilité : « Moi, j’étais tout petit à côté de Maud qui vivait cette expérience. » Dans leur histoire, la métamorphose n’est pas un combat solitaire, mais une aventure partagée, faite d’écoute, de respect et d’élan.

Le regard d’un neurologue : un corps capable de se métamorphoser

« Le corps humain est capable à la fois de se protéger avec du poids… mais est aussi capable de se métamorphoser si les conditions sont réunies », explique Aurélien. Une façon de réhabiliter le corps : il n’est pas l’ennemi, il est souvent un messager.

« Comment t’as fait pour perdre autant ? » (Marabout) trace une voie encourageante : chercher d’abord le déclic, cultiver l’écoute de soi, et avancer pas à pas.

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