À Paris, une adresse réinvente le parcours vers la parentalité. La Maison de la fertilité réunit médecine, bien-être et écoute dans un même cocon, pour avancer avec confiance.
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Un lieu pionnier, né d’un duo familial et complémentaire
Au 7 avenue Gourgaud, dans le XVIIe arrondissement de Paris, Oriane Blanche et Chloé Tran ont ouvert la toute première Maison de la fertilité en France. Belles-sœurs dans la vie, elles ont surtout voulu répondre à un manque : celui d’un accompagnement global, au-delà des examens et des protocoles. « À l’hôpital, c’était très axé médical et il n’y avait pas de soutien à côté », raconte Chloé, gynécologue. Avec Oriane, issue du conseil et en quête de sens, elles construisent un lieu qui remet l’humain au centre, sans jamais opposer science et douceur.
Le projet a mûri au fil des expériences, dont une expatriation marquante au Cambodge pour Chloé, partie codiriger une clinique de fertilité. « Ça m’a beaucoup appris… et ça m’a donné plus de force pour monter ce projet à mon retour », confie-t-elle. De cette trajectoire est née une ambition simple : que chaque personne se sente réellement accompagnée, quel que soit son parcours.
Une approche pluridisciplinaire, tout sur place, pour souffler
La Maison de la fertilité se pense comme une équipe complète, réunie sous un même toit. Côté médical : gynécologues-obstétriciens spécialisés en reproduction, chirurgiens, endocrinologues, nutritionnistes, et bientôt un andrologue, car « l’infertilité, c’est féminin, mais c’est aussi masculin ». Côté paramédical : psychologues, sexologues, ostéopathes, naturopathes, acupuncteurs, diététicien… pour un accompagnement « vraiment holistique ».
Le bénéfice est concret : bilans, prises de sang, échographies, hystéroscopies, colposcopies peuvent être réalisés sur place, avec l’appui d’une infirmière de coordination. L’objectif, expliquent les fondatrices, est d’éviter la dispersion et la fatigue logistique, souvent lourdes dans ces parcours. Ici, on vient pour être guidé, compris, et soutenu à chaque étape.
Point clé : en France, l’infertilité touche 1 personne sur 6. Et dans environ 30% des cas elle concerne la femme, 30% l’homme, 30% le couple, 10% restent inexpliqués.
Le bien-être comme allié : « un cocon », pas seulement un cabinet
Ici, le soin ne s’arrête pas à la porte du cabinet médical. « Prendre le temps pour soi, améliorer son hygiène de vie, ça contribue fortement à améliorer les succès », insiste l’équipe. Le lieu a été conçu avec un architecte pour favoriser l’apaisement : ergonomie, esthétique, atmosphère chaleureuse. Même la salle d’attente a été repensée : « On n’a pas voulu avoir des magazines classiques… On a voulu des livres qui puissent concerner les patients », explique Oriane, avec l’idée d’un moment qui réconforte plutôt qu’il ne stresse.
Cette attention au cadre répond à une réalité : les parcours de fertilité peuvent être éprouvants, longs, intimes. « Ce n’est pas seulement un lieu où on se fait traiter », résume Oriane. C’est aussi un espace où l’on reprend de l’élan, où l’on retrouve une forme de sécurité émotionnelle, indispensable pour traverser les étapes.
Informer, relier, déculpabiliser : des groupes de parole et des outils concrets
La Maison de la fertilité accueille les couples, mais aussi les femmes seules, et plus largement des patientes venues pour un suivi gynécologique classique, l’endométriose ou le syndrome des ovaires polykystiques. Face aux « errances médicales » encore fréquentes, l’équipe a développé des parcours dédiés, en pensant aussi à l’impact possible sur la fertilité future.
Chloé insiste sur l’importance de comprendre son corps : « Une échographie, ce n’est pas juste on fait l’échographie… c’est très important qu’elles connaissent leur corps. » Dans le même esprit, des ateliers de symptothermie sont proposés pour identifier la fenêtre d’ovulation et mieux cibler les périodes fertiles. Et parce que l’expérience se vit aussi dans la tête et dans le cœur, des groupes de parole animés par des psychologues permettent d’échanger autour du don de gamètes, de la PMA, de la grossesse et de l’après.
Le message final est clair et bienveillant : s’entourer, et avancer ensemble. « C’est très important de venir en couple… c’est un projet de couple », rappelle Chloé, en soulignant aussi le rôle central de l’hygiène de vie et de la confiance avec les soignants. Et surtout, ne pas rester seul : « Il ne faut pas hésiter à se faire aider », y compris par un psychologue ou un sexologue, pour mieux vivre le parcours.
À l’heure où le désir de parentalité évolue et où les questions de fertilité concernent de plus en plus de personnes, cette maison ouvre une voie rassurante : celle d’une médecine exigeante, alliée à une vraie chaleur humaine.
Pour aller plus loin > "Faites des parents" : un évènement pour encourager le don de gamètes

