Et si la meilleure idée de votre journée tenait en 20 minutes ? À Paris, le Zen Bar remet la sieste au cœur de nos vies, comme une pause simple, accessible et profondément régénérante.
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La sieste, un réflexe naturel… qu’on réapprend
Souvent prise à tort pour un luxe, la sieste répond pourtant à un besoin biologique. « La sieste, c’est un vrai temps de pause qu’on s’accorde en milieu de journée », rappelle Virginie Yang, sophrologue et cofondatrice du Zen Bar, le premier bar à sieste de Paris. Idéalement, elle se place « six heures après s’être levé », au moment où notre énergie baisse naturellement. Un coup de barre ? Ce n’est pas un manque de volonté, c’est simplement le corps qui réclame une recharge.
Virginie Yang le souligne : notre sommeil n’a pas toujours été celui, linéaire, que l’on connaît aujourd’hui. Avant l’ère industrielle et l’électricité, l’humain dormait davantage “par phases”, avec des temps de repos répartis. La sieste, elle, a traversé les époques, discrète mais tenace, comme un outil de récupération universel.
20 minutes pour recharger, pas pour “dormir longtemps”
Au Zen Bar, la règle est claire : une sieste efficace est courte. « La sieste idéale, c’est 20 minutes », explique Virginie Yang, qui insiste sur un point clé : chacun a son propre rythme. « Moi, je sais que j’ai besoin de 19 minutes… ma collègue Solène, c’est 12 minutes. Chacun son timing. » L’objectif : éviter le sommeil profond, et se réveiller léger, sans cette sensation de brouillard.
Pour y parvenir, la sophrologue conseille de s’entraîner, comme on le ferait pour une activité sportive. « Faire la sieste, c’est comme un entraînement », dit-elle. Plus on pratique, plus le lâcher-prise devient facile, jusqu’à parfois se réveiller naturellement, sans alarme.
Chiffre inspirant : selon des chercheurs de la NASA, une sieste de 20 minutes peut augmenter la performance cognitive de 34% et la vigilance de 54%.
Se mettre en “mode avion”, pour de vrai
La réussite d’une sieste tient souvent à sa préparation. « Faire la sieste, c’est un peu se mettre en mode avion en vrai », sourit Virginie Yang. Concrètement : couper les sollicitations, éteindre l’ordinateur, mettre le téléphone en mode avion, prévenir son entourage. Un geste simple, mais puissant : il envoie au corps et à l’esprit un message clair, celui du repos autorisé.
Le confort compte aussi. Masque si la lumière gêne, bouchons d’oreilles si le bruit fatigue, playlist ou séance de sophrologie pour ceux qui ont besoin d’un fil conducteur. Même au bureau, c’est possible : « Vous pouvez vous installer… sur une chaise, la mettre contre le mur… les pieds bien posés et ancrés au sol. » Quelques ajustements, et la pause devient un vrai sas de décompression.
Le retour au quotidien, en douceur
Au réveil, pas question de repartir en courant. Ce quil faut, « C’est de prendre le temps », conseille Virginie Yang. Deux minutes suffisent pour laisser “infuser” les bénéfices : respirer, observer ce que l’on ressent, ancrer ce calme retrouvé. Au Zen Bar, cette transition fait partie du rituel, avec un moment de retour progressif avant de replonger dans la ville.
La sieste gagne d’ailleurs du terrain : Strasbourg a même accueilli l’été dernier le Siestival, un festival dédié à l’art de la sieste, preuve que cette pause devient une tendance de fond. Une invitation à s’écouter, sans culpabilité, et à remettre un peu de douceur au milieu de nos journées.
Alors, si vous sentez la fatigue monter, testez : 10 à 20 minutes, un réveil, et une vraie déconnexion. Parfois, prendre soin de soi commence simplement par s’accorder le droit de s’arrêter.
Pour aller plus loin > Le premier bar à sieste de France

