Dans l'Oise, une golden retriever de 3 ans tisse des liens précieux en EHPAD ou en soins palliatifs. Thelma et Stéfanie Fontana font de la médiation animale.
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La médiation animale, ce n’est pas seulement « la visite d'un chien » : c’est une rencontre pensée pour créer un lien entre un animal et une personne. « C’est quelque chose d’unique qui se crée », résume Stéfanie Fontana, fondatrice de L’Empreinte de Thelma. Cette pratique fait partie des interventions non médicamenteuses reconnues, avec des effets physiologiques observés.
Au contact de l’animal, le corps réagit : « ça entraîne une baisse du taux de cortisol, l’hormone de stress, et ça fait monter l’ocytocine, l’hormone du lien, du bonheur, du bien-être ». Le rythme cardiaque se stabilise, l’apaisement s’installe. Des bénéfices particulièrement précieux auprès de publics vulnérables, notamment en EHPAD.
Des séances construites sur des objectifs concrets en EHPAD
Avec Thelma, golden retriever de 3 ans, chaque intervention démarre par une observation fine des besoins. En unité protégée Alzheimer, Stéfanie note souvent un besoin de réassurance, de stimulation cognitive et d’apaisement. En EHPAD « traditionnel », les objectifs peuvent viser la motricité fine, le lien social ou la stimulation globale.
« Une fois qu’on a fait ces constats, on met des objectifs en place. Et ensuite, ces objectifs nous serviront à proposer des ateliers », explique-t-elle. La médiation animale devient alors une démarche structurée, au service du quotidien des résidents et des équipes.
Un jeu de l’oie géant pour réveiller la mémoire et le sourire
Parmi les ateliers proposés, un jeu de l’oie géant transforme la salle commune en terrain d’élan collectif. Dé géant en main, même les personnes en fauteuil roulant participent. À chaque case, des cartes invitent à « compter un souvenir », à répondre, à raconter.
Et quand il faut « imiter un animal », la dynamique change de visage : les rires circulent, les regards se croisent, les échanges renaissent. Le chien devient un catalyseur : on joue avec Thelma, mais on se retrouve aussi entre résidents, dans une ambiance plus légère et chaleureuse.
En soins palliatifs, une présence douce qui facilite les échanges
Stéfanie Fontana souhaite également développer ses interventions en soins palliatifs, où la présence animale prend une dimension particulière. « Elle offre une douceur dans les moments difficiles », confie-t-elle. En favorisant l’apaisement, ces séances peuvent aider à « penser moins à la douleur » et à traverser l’instant avec un peu plus de sérénité.
Autre force : la médiation animale ouvre parfois des portes quand les mots manquent. « Ça permet aussi de faciliter les échanges avec les proches, avec l’équipe », souligne Stéfanie, évoquant un « effet miroir » : la personne s’adresse à Telma, et, dans ce mouvement, se relie aussi à ceux qui l’entourent.
Dans l'Oise, L’Empreinte de Thelma rappelle qu’une action simple — une rencontre, une caresse, un jeu — peut rallumer du lien et du mieux-être.

