Et si la bonne humeur se cultivait en petites doses, chaque jour ? Dans « Le cœur de Jeanne », Isabelle m’a partagé une idée lumineuse : nos rituels et nos « boules de joie » pour traverser les hauts et les bas.
À écouter
Cette semaine à la radio, j’ai eu la chance d’échanger avec Isabelle, psychologue, et j’ai adoré sa façon très simple de parler des rituels. Pour elle, un rituel du quotidien, c’est « trouver une chose qui nous apporte de la joie, qui nous fait du bien et prendre l’habitude de le faire un petit peu tous les jours au même moment ». L’idée est douce, mais solide : quand le moral baisse, on n’a souvent plus l’élan de faire ce qui nous aide… alors la routine nous porte.
J’ai trouvé ça rassurant, presque comme une main sur l’épaule. Parce qu’au fond, ce n’est pas une histoire de performance, c’est une histoire de soin. Et ça peut être minuscule : un thé, une chanson, un moment de calme. Un rituel, c’est juste un repère qui nous remet sur les rails quand la journée tangue.
On a le droit de ne pas aller bien… et de semer de la joie quand même
Ce que j’ai aimé aussi, c’est qu’Isabelle n’a pas vendu une promesse impossible. Elle m’a dit : « On a le droit de ne pas être de bonne humeur toute la journée. » On a le droit d’être triste, en colère, déçu — comme quand une plante qu’on a fait pousser a un coup de mou.
Mais au milieu de tout ça, on peut « cultiver des bons moments dans la journée ». Isabelle appelle ça ses « boules de joie » : des petits trucs agréables, simples, accessibles. Et j’adore cette image, parce qu’elle enlève la pression. Ce ne sont pas des grands bonheurs à décrocher, ce sont des micro-joies à attraper au vol.
Ma playlist, son café… et votre petit truc à vous
Quand je lui ai demandé par quoi commencer le matin, Isabelle a répondu avec une sincérité qui m’a fait sourire : « Moi, c’est le café du matin qui me met de bonne humeur. » Et quand elle a du mal à se lever, elle se motive en se disant : « Allez Isabelle, va faire le café ! » Comme si c’était l’unique mission du jour. J’ai trouvé ça brillant, parce que c’est concret.
De mon côté, je l’ai dit : moi, c’est le thé… et la musique. Je suis même arrivée « en musique » au studio. Isabelle m’a posé une question toute simple : « Est-ce que ça vous donne de la joie, Jeanne, la musique ? » Oui, mille fois oui. Et elle a mis le doigt sur quelque chose d’important : quand on est triste, on n’a parfois plus envie d’écouter une chanson, alors que c’est justement ce qui peut nous aider. Garder le rituel, même les jours plus compliqués, c’est une forme de fidélité à soi.
Le secret, c’est de repérer ce qui allume notre joie
Avant de se quitter, j’ai laissé Isabelle glisser un message aux auditeurs, et je l’ai trouvé précieux. Elle a dit : « La joie, c’est quelque chose d’important. » Puis elle a ajouté qu’il fallait « repérer les choses qui nous font du bien, qui nous font plaisir, qui activent de la joie chez nous » et essayer de les cultiver au quotidien.
Alors je vous propose un petit défi d’ami à ami : aujourd’hui, repérez votre première « boule de joie ». Un geste tout simple, même un peu ridicule, comme malaxer de la pâte à modeler si ça vous détend. Et demain, recommencez. Pas pour être heureux tout le temps — juste pour vous offrir, chaque jour, une petite chance d’aller mieux. Et comme je le dis à la fin de l’émission : rêvons ensemble.

