Le musée zoologique de Strasbourg, vitrine de la diversité du vivant

Francois Willmann· 27 janvier 2026 à 15:00
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Après 6 ans de travaux, le musée zoologique de Strasbourg a rouvert ses portes en septembre dernier. Un parcours pensé pour refléter la diversité du vivant et mieux comprendre les écosystèmes.

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Un voyage immédiat au cœur de la biodiversité

Dès l’entrée, un imposant squelette de baleine accueille les visiteurs et donne le ton : ici, l’émerveillement est un point de départ. Sur 2 000 m², le musée Zoologique de Strasbourg expose 1 800 espèces d’animaux et propose une exploration vivante des écosystèmes du monde.

« Comme vous pouvez le voir, il y a une idée d’émerveillement », souligne Samuel Cordier, directeur du musée. Le parcours invite aussi à réfléchir à notre place dans le vivant, et rappelle que l’humain est « une espèce parmi les autres ».

Point clé : 2 000 m² de parcours rénové et 1 800 espèces exposées pour explorer la diversité du vivant.

Un musée rare en France, ancré dans l’histoire et l’université

Le musée zoologique de Strasbourg n’est pas un musée comme les autres : les établissements de ce type sont peu nombreux sur le territoire. Son histoire remonte à la fin du XIXe siècle, dans le sillage de l’Institut de zoologie, pensé dès l’origine pour réunir enseignants, chercheurs et grand public. « C’est ça, sa particularité », rappelle Samuel Cordier, en évoquant cet ancrage à la fois universitaire et strasbourgeois. Cette profondeur scientifique nourrit aujourd’hui un lieu accessible, capable de transmettre des savoirs tout en gardant intact le plaisir de la découverte.

Des collections impressionnantes pour comprendre les milieux

Le musée est dépositaire de collections d’histoire naturelle qui couvrent « l’ensemble des écosystèmes sur la planète ». Parmi les trésors, une collection d’oiseaux figure parmi les plus importantes de France, un atout précieux pour raconter l’évolution des espèces et la richesse du vivant. Pour Samuel Cordier, ces collections constituent « un outil fantastique à la fois d’émerveillement et de compréhension ». L’objectif : relier les spécimens, les milieux et les grandes questions de biodiversité, sans jamais perdre le fil de la curiosité.

Le Rhin supérieur, une immersion sensible et proche de nous

Parmi les espaces semi-permanents, un focus met à l’honneur un écosystème local : le Rhin supérieur. Ici, pas de diorama figé, mais un cyclorama animé : l’image en arrière-plan évolue sur un cycle de 12 minutes, alternant jour et nuit et révélant différents milieux. Bras latéraux du fleuve, forêts alluviales, zones humides… tout s’enchaîne pour montrer la richesse d’un territoire voisin, parfois méconnu. Une manière de rappeler que la biodiversité n’est pas seulement lointaine : elle commence au pas de notre porte.

Après six ans de travaux, le musée assume aussi une ambition de société. « Au moment où les questions environnementales sont des questions fondamentales de société, cette volonté d’ancrer davantage le musée permet d’accompagner les visiteurs », explique Sébastien Soubiran, directeur du Jardin des sciences de l’Université de Strasbourg. Ouvert toute la semaine sauf le lundi et pensé pour tous les publics, le lieu devient une invitation simple : venir s’émerveiller, apprendre, puis repartir avec l’envie de protéger ce qui nous entoure.

#Mieux être#Strasbourg