Le métier de bruiteuse : Claire André fabrique les sons du cinéma

Hemelyne Guillemot· 20 février 2026 à 14:30
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Dans l’ombre des studios, Claire André recrée les sons qui rendent un film vivant. Elle a accepté d'ouvrir ses valises à objets pour AirZen Radio.

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Des valises pleines d’objets pour habiller l’image

Claire André exerce un métier aussi discret que fascinant : bruiteuse. Son quotidien, c’est « fabriquer des sons à partir d’objets », souvent très simples, glanés partout. Chaussures, jouets, bois, métal, instruments… tout peut devenir matière sonore. L’objectif : habiller une image, donner du relief à une scène, rendre crédible ce que le spectateur croit “naturel”.

Ce qu’on voit n’est pas toujours ce qu’on entend

Au cinéma, une partie des sons vient d’enregistrements réels, travaillés par le monteur son. Mais beaucoup de détails manquent au tournage : un frottement, un pas, un contact. « Il faut qu’on comble ces vides », explique Claire, pour que l’illusion reste parfaite. Le défi est de créer du vrai… sans que personne ne devine la fabrication.

Certains sons sont impossibles à reproduire tels quels : il faut ruser car l’objet utilisé n’est pas forcément celui qu’on voit à l’écran. Claire s’appuie sur une véritable “bibliothèque mentale” : imaginer le son juste, puis trouver l’objet qui le raconte le mieux au micro.

Une passion qui réveille l’émerveillement

À chaque fois qu’on découvre son métier, la curiosité s’allume. Et c’est peut-être ça, la magie du bruitage : rappeler que derrière chaque film, il y a des mains, des idées et une créativité joyeuse. La prochaine fois que vous regarderez une scène, tendez l’oreille : vous entendrez peut-être le talent de Claire André.