Label "Agri Ethique" : des agriculteurs justement rémunérés

Camille Tribet· 2 mars 2026 à 17:30
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Et si mieux consommer commençait par mieux rémunérer ceux qui nous nourrissent ? Avec le label AgriEthique, des marques s’engagent pour un prix juste, plus de visibilité et plus de fierté côté producteurs.

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Un commerce éthique qui part du champ, pas du rayon

Au lendemain du Salon de l’agriculture, on en est certains : en France, les agriculteurs tentent bien souvent de produire le mieux possible. Malgré tout, ce travail n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur. Pour trouver des solutions, il faut chercher du coté des labels. 

« On démarre du producteur pour définir le prix qui va lui permettre d’avoir une juste rémunération » explique Ludovic Brindejonc, fondateur d'Agri Ethique. Une manière concrète de remettre de l’équilibre là où, trop souvent, l’agriculteur n’a pas la main : « C’est un des rares métiers où il n’est pas maître de son offre. Il produit, mais ce n’est pas lui qui détermine son prix » poursuit-il.

Un prix juste, un stress en moins et de la visibilité en plus

Derrière les débats sur les étiquettes, il y a des vies, des familles et une santé mentale à préserver. Ludovic Brindejonc le rappelle avec des mots très concrets : lorsqu’un producteur sème son blé, il peut ignorer pendant des mois à quel prix il le vendra. « C’est assez hallucinant. Et ça, c’est un stress », confie-t-il.

Le label apporte un levier de bien-être immédiat : la visibilité. Il ajoute « Tant qu’on n’a pas stabilisé le prix, les autres sujets, c’est compliqué de les aborder ». Stabiliser le prix, c’est aussi créer les conditions pour avancer sur le reste (agriculture biologique, évolution du modèle agricole, habitudes de la ferme...)

 Agri Ethique fédère aujourd’hui une quarantaine de marques engagées pour une rémunération plus juste des producteurs.

Redonner du sens au travail, du producteur au produit fini

Au-delà du prix, AgriEthique revendique une autre promesse : retisser du lien. « Notre objectif, c’est vraiment de faire du lien entre la marque et les agriculteurs », explique-t-il. Concrètement, le producteur découvre la finalité de ce qu’il cultive. « La pomme de terre va dans le paquet de chips, son blé, ses œufs, son lait dans la brioche... ». Une traçabilité qui nourrit aussi l’estime de soi, et une étape essentielle pour que chacun mesure l’impact de son travail et de ses choix.

Dans les rayons comme sur les étals, repérer un label, c’est parfois un petit geste qui change beaucoup. En privilégiant des produits qui garantissent une rémunération juste et du lien avec les producteurs, chacun peut participer, à son échelle, à promouvoir l'agriculture de demain.

#Mieux consommer