Une réflexion innovante sur la prise en charge des obsèques, portée par des experts, ouvre le débat sur la nécessité d'une sécurité sociale de la mort.
À écouter
Jean-Loup de Saint-Phalle et Alban Baudouin, fondateurs du collectif "Pour une sécurité sociale de la mort", interrogent le coût des obsèques en France. Alors que la naissance est couverte, la mort reste un enjeu financier pour de nombreuses familles.
« Pourquoi la mort est-elle payante ? » s'interrogent-ils. Leur livre, « Le coût de la mort, la sécurité sociale jusqu'au bout » paru aux éditions du Détour, propose une réflexion sur l'absence de prise en charge par la sécurité sociale.
Un modèle inspiré de la sécurité sociale de l'alimentation
Les auteurs s'inspirent d'initiatives existantes, comme la sécurité sociale de l'alimentation, qui vise à garantir un accès équitable à une alimentation de qualité. Ils proposent un système similaire pour les obsèques.
« La mort représente un petit secteur économique, mais d'une importance anthropologique », souligne Alban. Une cotisation modeste pourrait financer ces frais, transformant ainsi le regard sur la mort.
Vers une approche solidaire et inclusive
Ce projet engage une vision positive où la solidarité prime. En intégrant les coûts des obsèques dans un système collectif, chacun pourrait bénéficier d'un soutien précieux.
Pour approfondir cette réflexion, écoutez l'audio de leur rencontre, où ils développent leurs idées et encouragent le dialogue autour de cette question essentielle...
Pour aller plus loin > Et si la mort était prise en charge par la sécurité sociale ?

