Après des séjours au Costa Rica, Annie Schneiderlin a découvert la philosophie de la Pura Vida. Une manière de vivre dans la joie et proche de la nature qu’elle souhaite désormais partager.
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Un voyage qui remet chacun « à sa place »
Tout commence par une sensation immédiate d’accueil. « Et à ce moment-là, je me dis waouh, en fait je me sens tout de suite un peu comme accueillie à ma place à cet endroit », confie Annie Schneiderlin, ancienne enseignante en sciences médico-sociales. Lors d’un séjour au Costa Rica, elle tombe sur la « pura vida », cet art de vivre local mêlant bien-être, solidarité et lien profond à la nature. Une manière de ralentir, de respirer, et de sortir de la performance à tout prix. Sur place, elle observe des habitants fiers de transmettre leur culture et leur rapport au vivant. Cette immersion devient un déclic : Annie décide d’en faire le cœur de son activité, pour partager en France ce qu’elle a appris là-bas. Avec une idée centrale : la joie n’est pas un luxe, mais une ressource.« Pura vida » : un mot, mille façons de voir la vie
Au Costa Rica, « pura vida » se dit partout, tout le temps. « Pour dire merci, ils disent pura vida, pour dire bonjour, ils disent pura vida. Quand ils aiment quelque chose, ils disent pura vida », raconte Annie. Et même face aux difficultés, le mot revient comme un choix : ne pas s’accrocher au problème, garder une ouverture. Pour beaucoup, c’est plus qu’une expression : c’est une philosophie. « Une manière de vivre plus connectée à la nature, plus connectée aux autres, de prendre du temps pour soi, de voir la vie de manière optimiste », résume-t-elle. Elle se souvient notamment de cet avocat croisé sur son chemin, qui travaillait beaucoup et redécouvrait, sur la plage, la valeur de la pause et de la présence. Une leçon accessible : ralentir, ce n’est pas renoncer, c’est se retrouver.
Point clé : Le Costa Rica compte une « zone bleue », où la proportion de centenaires en bonne santé est bien plus élevée que dans le reste du monde.
Zones bleues : quand la longévité éclaire le bien-être
La curiosité d’Annie s’ancre aussi dans un sujet fascinant : les « zones bleues », ces territoires où l’on vit plus longtemps et en meilleure santé. « La zone bleue, c’est vraiment une zone où on a pu repérer des indicateurs de santé bénéfiques », explique-t-elle. Le nom vient d’une cartographie : ces zones ressortaient… en bleu. Au Costa Rica, la question surgit naturellement : comment expliquer cette longévité ? Pour elle, la « pura vida » fait partie des réponses. « Si je rigole, si je suis en joie, ça va favoriser la sécrétion d’hormones favorables à mon bien-être », souligne-t-elle. Joie, liens apaisés, sentiment de sécurité intérieure, reconnaissance : autant de facteurs qui nourrissent l’équilibre au quotidien, sans recette miracle, mais avec une constance.La joie comme moteur de changement, ici et maintenant
De retour en France, Annie ne garde pas cette découverte pour elle : elle transforme ses relations et ses habitudes. « J’ai changé aussi mes rapports à mes amis. J’ai voulu créer plus de confiance, plus de joie, plus de célébration », dit-elle. Danse, musique, chant : elle cherche à « co-créer » et à prendre soin des liens, tout en célébrant le vivant. Son message est clair, sans naïveté : la joie peut devenir une force. « Je vois vraiment aussi la joie comme un acte de résistance… mais aussi comme un moteur de changement », affirme-t-elle. Se sentir enthousiaste et en sécurité permet d’imaginer d’autres voies, puis de les construire. Et pour semer ce futur désirable, elle passe à l’action. Elle réalise actuellement un documentaire sur la « pura vida » et la zone bleue du Costa Rica, attendu pour septembre. Et si, dès aujourd’hui, on testait à notre échelle ? Prendre le temps d’un appel, d’une marche dehors, d’un rire partagé… Parfois, une simple « pura vida » suffit à rouvrir le champ des possibles.#Mieux être#Strasbourg

