Inclusion : quand les vêtements portent des messages

Camille Tribet· 25 mai 2026 à 07:54
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Née d’un cri du cœur, la marque « Ouais et alors ? » valorise les différences et bouscule les préjugés. À travers des vêtements, Laetitia Henry ouvre le dialogue sur le handicap et l’inclusion.

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Et si votre t-shirt devenait un porte parole pour l'inclusion ? Cette idée, Laetitia Henry l'a concrétisée en créant la marque « Ouais et alors ? ». Une marque inscrite sur les vêtements, qui fonctionne comme une réponse prête à l’emploi. Une petite phrase qui coupe court au malaise, qui désamorce le jugement, qui redonne de la place à la personne avant le regard. Et derrière ces trois mots, il y a une ambition : faire évoluer les mentalités au quotidien, dans la rue, à l’école, dans les magasins.

La naissance d’un projet porté par deux enfants

Laetitia est l'heureuse mère de 2 enfants, tous les deux porteurs d'un handicap. Alors le regard des autres, elle l'a vu, souvent sur ses enfants. Raphaëlle a une trisomie 21, Elias a des troubles du spectre autistique. Deux enfants, deux singularités, et trop souvent, des réactions extérieures difficiles à encaisser. C’est entre la volonté de rester bienveillante et la nécessité de protéger, qu’est né le projet. Sa marque made in France vise à faire du vêtement, un support pour dire ce que tant de familles vivent, sans avoir à se justifier, et sans se taire.« J’avais envie vraiment que les gens, à un moment donné, quand ils bloquent sur ma fille,  ils tombent sur ce “Ouais, alors ?”. » L’objectif n’est pas de culpabiliser, mais de provoquer un petit temps de réflexion. Un pas de côté. « Avec le recul et les retours des clients, je sais par les témoignages que j’ai reçus que ça marche. » poursuit-elle au micro d'AirZen Radio.  Le vêtement devient un prétexte à la parole, un point d’appui pour raconter son vécu, partager une expérience, oser dire ce qu’on n’osait pas. « Ça a ouvert le discours et ça, je suis contente. » Dans une société où l’on parle beaucoup d’inclusion, mais où l’on évite encore souvent le sujet du handicap, ouvrir le dialogue est déjà un acte fort.

Quand l’inclusion s’invite à l’école et contre le harcèlement

Comme beaucoup de parents d'enfants en situation de handicap, Laetitia n'a pas eu le choix de cette reconversion. Elle s'est imposée. Mais pour ses enfants, ce qu'elle en a fait est plus fort. « C’est une marque pour valoriser les différences, pour mettre en valeur le handicap. On n’est jamais pareil, on ne peut pas tous être pareil, sinon ce serait ennuyeux. » explique Elias, son fils. Dans sa classe de 6ème, il est très engagé. Laetitia Henry sourit en racontant qu’il dessine, imagine, propose. « Il est déjà dans la relève », dit-elle. A l'école, Elias est « ambassadeur contre le harcèlement ». Un rôle qu'il prend très à cœur, pour soutenir et suivre les pas de sa maman. L'occasion de donner encore plus de sens au projet.  
#Mieux être
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