Geneviève Bayle-Labouré, conteuse : quand la parole crée du lien

Hemelyne Guillemot· 23 mars 2026 à 08:00
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De la berceuse murmurée par une grand-mère aux histoires partagées en école, Geneviève Bayle-Labouré a fait de la parole un métier. Une présence chaleureuse qui réveille l’imaginaire et relie les générations.

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Geneviève Bayle-Labouré, la conteuse qui fait vivre l’imaginaire

Chez Geneviève Bayle-Labouré, le goût des histoires remonte à l’enfance. Elle se souvient de sa grand-mère qui chantait des comptines et faisait « naître une source dans le creux de [sa] main ». Une première expérience de la transmission orale qui marquera son parcours.

Formée comme éducatrice spécialisée, elle ne se destine pourtant pas immédiatement au conte. Après la naissance de ses trois enfants, elle s’implique dans la bibliothèque de l’école maternelle. Elle y lit des histoires aux enfants dont les parents n’ont pas toujours le temps de le faire. Un jour, ne retrouvant pas le livre d’un récit qu’elle connaît, elle décide simplement de le raconter. « C’est la première fois que j’ai raconté une histoire », se souvient-elle.

Ce moment marque un tournant. Peu à peu, elle s’intéresse à la littérature orale, se forme et commence à raconter dans différentes structures. « Je n’ai pas décidé d’être conteuse, cela s’est fait progressivement », explique-t-elle.

Aujourd’hui, Geneviève Bayle-Labouré se définit comme une « passeuse ». Pour elle, le conte n’existe vraiment qu’à travers la rencontre entre celui qui raconte et celui qui écoute. « Le conteur ne fait que la moitié du chemin », dit-elle. L’autre moitié appartient au public, qui imagine et fait vivre l’histoire.