La fraise dépasse l’orange en vitamine C et trouve sa place dans une assiette de printemps fraîche, légère et équilibrée

Christophe Duhamel· 17 mai 2026 à 17:11
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Fraise, vitamine C, sucre, conservation : les bons repères pour profiter des fruits de saison, varier les apports et limiter les pertes au réfrigérateur.

La fraise apporte 54 mg de vitamine C pour 100 g, un niveau supérieur à celui de l’orange

La vitamine C, ou acide ascorbique, désigne une molécule hydrosoluble, c’est-à-dire soluble dans l’eau. Dans 100 g de fraises crues, la table Ciqual indique 54 mg, contre 47,5 mg pour 100 g d’orange. L’écart reste modeste, mais réel.

Cette donnée corrige une idée reçue sans retirer l’intérêt des agrumes. Une portion de fraises agit plutôt comme une petite recharge alimentaire, comparable à une gourde que l’on remplit régulièrement. Elle complète les repas, sans promettre à elle seule une protection contre les infections.

Une portion de 8 à 10 fraises couvre presque la moitié du repère quotidien adulte

L’ANSES fixe la référence nutritionnelle pour la population adulte à 110 mg par jour de vitamine C. Avec 54 mg pour 100 g, une portion de fraises couvre donc près de 49 % de ce repère, hors besoins particuliers comme la grossesse, l’allaitement ou certaines maladies.

La vitamine C participe au fonctionnement normal de l’immunité, mais elle ne remplace pas le sommeil, les vaccins recommandés ni une alimentation variée. Elle favorise aussi l’absorption du fer non héminique, le fer végétal, surtout quand un fruit accompagne des lentilles ou des céréales complètes.

La synthèse du collagène, la fabrication de cette protéine de soutien de la peau et des tissus, dépend également de la vitamine C. Cet effet reste progressif. Le corps utilise les apports répétés, pas une grande portion isolée prise comme une solution rapide.

Un fruit peu sucré et riche en eau, à replacer dans l’équilibre du repas

La fraise apporte peu d’énergie par rapport à beaucoup de desserts sucrés. La table Ciqual mentionne environ 38,6 kcal pour 100 g, près de 90 % d’eau et autour de 6 g de glucides.

  • Associer les fraises à un yaourt nature ou du fromage blanc limite l’ajout de sucre.
  • Les rincer juste avant de les manger aide à préserver leur texture.
  • Garder les queues pendant le rinçage réduit l’entrée d’eau dans la chair.
  • Pour un diabète, intégrer la portion dans le repas reste préférable à un grignotage répété.

L’index glycémique décrit la vitesse de montée du glucose sanguin. La fraise est souvent bien tolérée en portion raisonnable, mais un diabète impose un avis personnalisé si les glycémies varient.

Les bons gestes gardent la vitamine C sensible et limitent les pertes à la maison

La vitamine C résiste mal à l’air, à la lumière, à la chaleur et aux lavages prolongés. Les fraises, elles, marquent vite sous la pression. Le geste le plus utile consiste à les garder au réfrigérateur, non lavées, puis à les sortir peu avant le repas.

Un rinçage bref sous un filet d’eau froide suffit souvent. Les laisser tremper peut diluer une partie des composés solubles et ramollir la chair. Après rinçage, un essuyage délicat sur un linge propre limite l’humidité, qui peut favoriser les moisissures dans la barquette.

La fraise reste donc un bon choix de saison quand elle remplace une douceur très sucrée ou complète un repas riche en végétaux. Une barquette gardée au frais se consomme idéalement en deux à trois jours, avec des fruits rouges, fermes et brillants.