Depuis 20 ans, Enercoop prouve qu’une autre énergie est possible : 100% renouvelable, coopérative et engagée. Avec 113 000 clients, le réseau avance pour une transition plus juste et solidaire.
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Une énergie 100% renouvelable
« Pour changer le monde, on change déjà l’électricité » : le slogan résume l’élan d’Enercoop. Né à l’ouverture du marché de l’électricité, le projet a été lancé par des acteurs de l’économie sociale et solidaire, avec une culture écologique forte. Aujourd’hui, Enercoop s’appuie sur un réseau de 13 sociétés coopératives d’intérêt collectif couvrant le territoire. Leur mission : fournir une électricité 100% renouvelable et accélérer la transition énergétique. Enercoop revendique aussi un choix assumé : « En ce moment, elle est malheureusement plutôt plus chère. Donc c’est un vrai choix », explique Béatrice Delpech, directrice générale adjointe. Pour beaucoup de clients, c’est un engagement militant, porté par l’envie de soutenir un modèle cohérent avec l’urgence climatique. « On peut soit verser vers l’éco-anxiété, soit se retrousser les manches… Enercoop, ça permet de se dire qu’on fait sa part », confie-t-elle.Un réseau coopératif où chacun compte vraiment
La singularité d’Enercoop tient d’abord à sa gouvernance : ici, pas d’actionnaires, mais des sociétaires. « Être sociétaire, ça veut dire être propriétaire de l’entreprise », rappelle Béatrice Delpech. Le principe est clair : « Une personne égale une voix », quel que soit le montant investi. De quoi ancrer les décisions importantes dans une logique de consultation et de transparence, même dans un secteur réputé complexe. Au niveau de la coopérative nationale, celle qui assure la fourniture d’électricité, Enercoop rassemble environ 200 salariés et 27 000 sociétaires. Ces derniers, souvent déjà convaincus s’engagent aussi financièrement via l’achat d’une part sociale. « C’est 100 euros une part sociale… ça veut dire qu’on devient copropriétaire », précise la dirigeante. Et beaucoup deviennent des ambassadeurs, prêts à « convaincre et discuter autour d’eux de l’intérêt de développer l’énergie renouvelable ».Lucrativité limitée, impact maximal
Une gouvernance partagée qui inspire le monde du travail
À l’intérieur, Enercoop cultive une organisation horizontale, pensée dès l’origine. « On a pris la décision… d’être organisé de manière extrêmement horizontale et de développer nos activités sous le modèle de la gouvernance partagée », explique la directrice générale adjointe. Même les utopies initiales ont été adaptées sans perdre l’esprit : « Au départ, c’était le salaire unique… quand on est 250, c’est moins facile. » Le résultat reste rare : un écart salarial limité. « On a un écart de 1 à 2,67. C’est une source de grosse fierté », souligne Béatrice Delpech. Avec un salaire minimum garanti de 2 800 euros brut, Enercoop met en pratique une idée forte : dans une coopérative, on partage le pouvoir, mais aussi la richesse. Et surtout, on reconnaît aux salariés « une compétence politique », celle de participer aux orientations stratégiques en tant que copropriétaires. À l’heure où beaucoup cherchent des solutions concrètes face au climat, Enercoop montre qu’un autre modèle est déjà là : coopératif, transparent et tourné vers l’intérêt collectif. Reste une question simple, à la portée de tous : et si, vous aussi, vous faisiez de votre électricité un acte d’avenir ?#Mieux travailler

