Le 12 août 2026, la Lune masquera presque entièrement le Soleil dans certaines régions françaises. Quelles lunettes acheter, combien les payer et où se placer ? Le guide pratique pour profiter de l’éclipse sans mettre ses yeux en danger.
Le rendez-vous est pris : le mercredi 12 août 2026, en début de soirée, la Lune viendra progressivement recouvrir le Soleil.
L’éclipse sera totale en Islande et dans le nord de l’Espagne. En France métropolitaine, nous resterons juste en dehors de la bande de totalité : le Soleil ne disparaîtra donc jamais complètement. Mais le spectacle sera tout de même remarquable. Selon les régions, la Lune cachera plus de 90 % du disque solaire, et presque 100 % dans certaines parties du Sud-Ouest. À Paris, environ 93 % du disque sera masqué.
Cette précision n’a rien d’un détail astronomique : puisque l’éclipse restera partielle en France, il faudra conserver ses lunettes de protection pendant toute observation directe du Soleil. Même réduit à un très mince croissant, il reste dangereux pour la rétine.
Voici comment regarder ce phénomène rare sans transformer une belle soirée d’été en rendez-vous chez l’ophtalmologue.
À quelle heure aura lieu l’éclipse du 12 août 2026 ?
Les horaires varieront de quelques minutes selon votre position. À l’échelle de la France, le phénomène sera observable approximativement entre 19h10 et 21h20, avec un maximum généralement situé autour de 20h15 à 20h30. Dans de nombreuses villes, le Soleil se couchera alors que l’éclipse sera encore en cours.
À titre d’exemple :
à Paris, l’éclipse commencera vers 19h20 et le Soleil se couchera encore partiellement éclipsé ;
dans la Vienne, le maximum est annoncé autour de 20h20 ;
en Dordogne, où le Soleil sera presque entièrement masqué, le maximum se produira vers 20h24 ;
dans le nord-est, le maximum se situera plutôt autour de 20h15.
Le CNES propose une carte permettant de connaître les circonstances locales de l’éclipse. Le meilleur réflexe consiste à vérifier les horaires précis pour sa commune quelques jours avant l’événement.
Où se placer pour bien voir l’éclipse ?
Le Soleil sera déjà bas dans le ciel. Il faudra donc rechercher en priorité un lieu offrant un horizon ouest parfaitement dégagé.
Une grande plage orientée vers l’ouest, une colline, un belvédère, une vaste prairie ou une esplanade peuvent convenir. En ville, attention aux immeubles, aux arbres et aux reliefs qui risquent de masquer le Soleil précisément au moment où l’éclipse deviendra la plus spectaculaire.
Le plus simple est de faire un repérage préalable : rendez-vous sur place un ou deux soirs avant l’éclipse, autour de 20h15, et regardez si le Soleil reste bien visible.
Les conditions météorologiques idéales sont :
un ciel dégagé ou peu nuageux ;
une bonne visibilité vers l’ouest ;
peu de brume, de pollution atmosphérique ou d’humidité ;
un lieu suffisamment vaste pour ne pas gêner la circulation ou créer de rassemblement dangereux.
De fins nuages peuvent parfois laisser entrevoir le phénomène, mais ils ne remplacent jamais les lunettes : un voile nuageux n’est pas un filtre solaire.
Quelles lunettes faut-il acheter ?
Il faut utiliser exclusivement des lunettes spécialement conçues pour l’observation directe du Soleil.
La référence de sécurité à rechercher est :
EN ISO 12312-2:2015
Cette norme concerne les filtres destinés à l’observation directe du Soleil sans grossissement. La DGCCRF recommande également de vérifier la présence du marquage CE, des coordonnées du fabricant ou de l’importateur, ainsi que d’instructions et d’avertissements rédigés en français.
Avant l’achat, vérifiez donc que les lunettes portent ou accompagnent clairement les mentions suivantes :
EN ISO 12312-2:2015 ;
le marquage CE ;
le nom et les coordonnées du fabricant ou de l’importateur ;
une notice ou des consignes en français ;
les instructions d’utilisation et les avertissements ;
idéalement un numéro de lot ou une référence permettant d’identifier le produit.
Une simple impression « ISO » sur une monture ne constitue pas, à elle seule, une garantie absolue. Achetez auprès d’un vendeur identifiable : opticien, pharmacie disposant encore de stock, club d’astronomie, planétarium, musée scientifique ou revendeur spécialisé en astronomie.
Méfiez-vous des vendeurs anonymes et des fiches commerciales incapables de préciser l’origine du produit ou de fournir une déclaration de conformité.
Combien une paire doit-elle coûter ?
Il n’existe pas de prix réglementé. Mais une paire en carton certifiée est un produit techniquement simple et généralement peu coûteux.
À l’approche de l’éclipse, plusieurs clubs affiliés à l’Association française d’astronomie proposent des lunettes à 1,50 euro, parfois gratuitement ou contre une caution symbolique. Un revendeur spécialisé commercialise actuellement un modèle certifié à 3,50 euros, tandis que certaines animations les vendent autour de 6 euros.
On peut donc retenir cet ordre de grandeur :
1,50 à 4 euros : prix courant et raisonnable pour une monture en carton ;
5 à 6 euros : encore acceptable, notamment dans un point de vente local ou sur un événement ;
plus de 8 à 10 euros l’unité : prix difficile à justifier pour une paire classique en carton, sauf modèle réutilisable à monture rigide, frais de livraison inclus ou prestation particulière.
Ce seuil de 8 à 10 euros n’est pas un plafond légal : c’est un repère éditorial destiné à éviter les achats précipités à un tarif excessif. Le prix élevé ne garantit d’ailleurs pas la conformité. À l’inverse, économiser un ou deux euros auprès d’un vendeur impossible à identifier n’est pas une excellente opération lorsqu’il s’agit de sa rétine.
Les pharmacies sont en rupture : où chercher des lunettes ?
Si les pharmacies proches de chez vous n’ont plus de stock, tournez-vous vers :
les opticiens ;
les boutiques de planétariums et de musées scientifiques ;
les magasins spécialisés en astronomie ;
les clubs et observatoires amateurs ;
les associations organisant une observation publique ;
les revendeurs en ligne spécialisés et clairement identifiés.
L’Association française d’astronomie recense de nombreuses animations organisées le 12 août dans toute la France. Certaines distribueront des lunettes gratuitement ; d’autres les proposeront à prix réduit, dans la limite des stocks.
En cas de pénurie complète, mieux vaut rejoindre une observation encadrée ou utiliser une méthode de projection indirecte plutôt que d’acheter un produit douteux dans l’urgence.
Peut-on réutiliser les lunettes de l’éclipse de 1999 ?
Non, ce n’est pas recommandé.
La DGCCRF déconseille explicitement de réutiliser les lunettes conservées depuis l’éclipse totale du 11 août 1999. Leurs filtres peuvent s’être dégradés avec le temps, même si aucun défaut n’est immédiatement visible.
Inspectez également toute paire récente avant de l’utiliser. Jetez-la si le filtre présente :
une rayure ;
un petit trou ;
une déchirure ;
un pli important ;
un décollement de la monture ;
une zone laissant passer anormalement la lumière.
Ne tentez pas de réparer un filtre endommagé avec du ruban adhésif.
Comment utiliser correctement les lunettes ?
La méthode est simple, mais l’ordre des gestes compte.
Placez les lunettes sur vos yeux avant de regarder dans la direction du Soleil.
Maintenez-les bien en place.
Tournez ensuite la tête vers le Soleil.
Lorsque vous avez terminé, détournez d’abord le regard.
Retirez seulement ensuite les lunettes.
Avec les lunettes adaptées, le ciel doit apparaître noir ou presque noir. Le Soleil doit être le seul objet nettement visible.
La DGCCRF recommande de limiter les observations à trois minutes consécutives, puis d’effectuer une pause avant de regarder de nouveau. Les enfants doivent être surveillés attentivement afin qu’ils ne retirent pas leur protection en regardant le Soleil.
Les lunettes spéciales peuvent généralement se porter par-dessus des lunettes correctrices.
Peut-on enlever les lunettes au maximum de l’éclipse ?
Pas en France.
Le retrait des lunettes n’est possible que durant la phase de totalité d’une éclipse totale, lorsque le Soleil est entièrement recouvert par la Lune. Or la bande de totalité du 12 août 2026 passera notamment par l’Islande et le nord de l’Espagne, mais pas par la France.
Même si 99 % du Soleil est masqué, le croissant restant peut provoquer des lésions rétiniennes. En France, les lunettes doivent donc rester en place pendant chaque regard direct vers le Soleil.
Cette règle vaut aussi lorsque le Soleil est proche de l’horizon ou semble beaucoup moins lumineux.
Ce qui ne protège absolument pas les yeux
Les objets suivants ne doivent jamais servir à regarder une éclipse :
des lunettes de soleil, même très foncées et même superposées ;
des lunettes de cinéma 3D ;
une radiographie ;
un négatif photographique ;
une pellicule argentique ;
un morceau de verre fumé ;
un CD ou un DVD ;
une couverture de survie ;
un filtre photographique neutre ;
un écran de téléphone ou le viseur d’un appareil photo.
Ces solutions peuvent assombrir la lumière visible sans filtrer suffisamment les rayonnements dangereux. Le confort apparent est trompeur : ne pas ressentir d’éblouissement ne signifie pas que la rétine est protégée.
Le masque de soudage ne constitue pas non plus une solution ordinaire. Seul un verre de soudage de teinte 14 est parfois cité comme suffisamment filtrant, mais il reste difficile à identifier correctement pour le grand public. Les lunettes certifiées sont beaucoup plus simples et plus sûres.
Jumelles, télescope et appareil photo : attention au grossissement
Il ne faut jamais regarder le Soleil avec des jumelles, une lunette astronomique ou un télescope simplement en portant des lunettes d’éclipse.
Ces instruments concentrent la lumière solaire et peuvent endommager instantanément les yeux ainsi que le filtre porté sur le visage. Ils doivent recevoir un filtre solaire spécialement conçu pour l’instrument, placé à l’avant, avant que la lumière n’entre dans l’optique.
Même précaution pour la photographie :
ne regardez pas le Soleil dans un viseur optique ;
équipez l’objectif d’un filtre solaire adapté ;
n’orientez pas durablement un appareil ou un smartphone vers le Soleil sans protection du matériel ;
ne placez jamais une paire de lunettes d’éclipse devant l’oculaire d’un télescope ou de jumelles.
Pour une première expérience, le plus sûr reste de photographier l’ambiance, les ombres et le paysage, ou de rejoindre un club équipé de matériel filtré.
Comment observer l’éclipse sans lunettes ?
Il existe une méthode parfaitement sûre : la projection indirecte.
Percez un petit trou dans une feuille cartonnée et laissez la lumière du Soleil traverser ce trou. Placez une seconde feuille blanche à une certaine distance derrière la première : vous verrez apparaître l’image du Soleil, qui prendra progressivement la forme d’un croissant.
Important : il faut regarder l’image projetée sur la feuille, jamais le Soleil à travers le trou.
Les espaces entre les feuilles d’un arbre produisent naturellement le même phénomène. Pendant l’éclipse, les petites taches lumineuses projetées au sol prendront la forme de croissants. Une passoire peut aussi créer une multitude de petits Soleils éclipsés sur une surface claire.
C’est une excellente activité à proposer aux enfants, y compris en complément des lunettes.
Quels sont les risques si on regarde sans protection ?
Le principal danger est la rétinopathie solaire, parfois appelée brûlure solaire de la rétine.
La lumière intense peut endommager les cellules photosensibles situées au fond de l’œil. Le piège est que la rétine ne possède pas de récepteurs de la douleur : on peut la léser sans ressentir immédiatement de brûlure ni d’alerte.
Les symptômes peuvent apparaître dans les heures suivant l’exposition :
baisse de la vision ;
tache sombre ou claire au centre du champ visuel ;
vision floue ;
lignes droites paraissant déformées ;
modification de la perception des couleurs ;
difficulté à lire ou à reconnaître les détails.
Les atteintes peuvent être temporaires, mais certaines lésions sont définitives. Il n’existe pas de traitement permettant de réparer à coup sûr une rétine brûlée.
En cas de symptôme après l’observation, consultez rapidement un ophtalmologue. La DGCCRF recommande d’appeler le 15 en cas de baisse de vision, de taches, de vision floue ou de déformation des images.
De quand date la dernière éclipse comparable en France ?
La réponse dépend de ce que l’on appelle « un événement de ce type ».
La dernière éclipse solaire visible en France
Une éclipse partielle a été visible le 29 mars 2025, mais elle était beaucoup moins spectaculaire : environ 23,5 % du Soleil était masqué à Paris et 32,5 % à Brest.
La dernière éclipse importante avant 2026
L’éclipse partielle du 20 mars 2015 avait été la plus importante observable en France depuis 1999. Celle du 12 août 2026 sera cependant plus profonde dans une grande partie du territoire.
La dernière éclipse totale traversant la France
Il faut remonter au 11 août 1999. La bande de totalité avait traversé le nord de la France d’ouest en est. C’est le dernier événement réellement comparable dans la mémoire collective, même si l’éclipse de 2026 restera techniquement partielle dans l’Hexagone.
Quand aura lieu la prochaine éclipse en France ?
Là encore, plusieurs réponses sont possibles.
La prochaine éclipse solaire visible depuis une partie de la France aura lieu le 2 août 2027. Elle sera totale dans certaines régions du sud de l’Europe et d’Afrique, mais seulement partielle en France.
La prochaine éclipse centrale dont la bande passera sur une partie de la France sera une éclipse annulaire, le 5 novembre 2059, visible dans le Sud-Ouest. Lors d’une éclipse annulaire, la Lune laisse apparaître un anneau lumineux autour d’elle : les lunettes restent alors indispensables pendant tout le phénomène.
Enfin, la prochaine éclipse totale traversant la France métropolitaine est prévue le 3 septembre 2081.
Autrement dit, mieux vaut ne pas rater celle du 12 août sous prétexte que le look de vos lunettes n’est pas assorti à votre tenue.
Après l’éclipse, place aux Perséides
La soirée ne s’arrêtera pas avec le coucher du Soleil.
La nuit du 12 au 13 août 2026 correspondra au maximum des Perséides, la célèbre pluie d’étoiles filantes estivale. Ces météores sont produits par de minuscules poussières laissées sur son orbite par la comète 109P/Swift-Tuttle. En entrant dans l’atmosphère terrestre à grande vitesse, elles chauffent et produisent les traînées lumineuses visibles dans le ciel.
Les conditions seront particulièrement favorables en 2026 : la Lune sera nouvelle le 12 août et n’éclairera donc pas le ciel nocturne. Dans un environnement rural sombre, les observateurs peuvent généralement espérer voir plusieurs dizaines de Perséides par heure autour du maximum, même si le nombre réellement visible dépend de la météo, de la pollution lumineuse et de la patience de chacun.
Plusieurs animations astronomiques prévoient d’ailleurs d’enchaîner l’observation de l’éclipse et celle des étoiles filantes, notamment à Marseille et à Ajaccio.
Comment observer les étoiles filantes après l’éclipse ?
Une fois le Soleil couché, rangez les lunettes d’éclipse : elles ne servent évidemment plus à rien pour observer le ciel nocturne.
Pour voir les Perséides :
éloignez-vous autant que possible de l’éclairage urbain ;
choisissez un lieu offrant une large vue sur le ciel ;
installez-vous sur une chaise inclinable ou une couverture ;
attendez au moins vingt minutes pour que vos yeux s’habituent à l’obscurité ;
évitez de consulter un écran lumineux ;
regardez largement le ciel plutôt qu’un point précis ;
soyez patient : les étoiles filantes arrivent par vagues irrégulières.
Les Perséides semblent provenir de la constellation de Persée, mais elles peuvent apparaître dans toutes les directions. Il n’est pas nécessaire de posséder un télescope : l’œil nu offre le champ de vision le plus large.
Prévoyez simplement un vêtement chaud. Même au mois d’août, rester immobile sous les étoiles rappelle parfois que l’Univers n’a pas installé de chauffage en terrasse.
Le programme idéal pour le 12 août
Pour profiter pleinement de cette double soirée astronomique :
Avant 19 heures
Repérez votre site, vérifiez l’horizon ouest et inspectez soigneusement vos lunettes.
Entre 19 h 10 et 20 h 30 environ
Suivez progressivement la Lune qui grignote le disque solaire, en respectant les pauses recommandées.
Au coucher du Soleil
Observez la lumière inhabituelle du paysage et les ombres en forme de croissant.
Après la tombée de la nuit
Éloignez les téléphones, laissez vos yeux s’habituer au noir et attendez les Perséides.
Avec des lunettes conformes, un horizon dégagé et un peu de chance côté météo, le 12 août offrira ainsi deux spectacles successifs : un mince croissant de Soleil au couchant, puis des traits de lumière traversant la nuit.
Il suffit de préparer ses yeux aussi sérieusement que son pique-nique.
FAQ
L’éclipse du 12 août 2026 sera-t-elle totale en France ?
Non. Elle sera totale notamment en Islande et dans le nord de l’Espagne, mais restera partielle en France. Elle sera néanmoins presque totale dans certaines zones du Sud-Ouest.
Quelle norme doit figurer sur les lunettes d’éclipse ?
Recherchez la référence EN ISO 12312-2:2015, le marquage CE, les coordonnées du fabricant ou de l’importateur et des consignes en français.
Quel prix faut-il prévoir ?
Une paire classique certifiée coûte généralement entre 1,50 et 6 euros. Dépasser 8 à 10 euros pour une simple monture en carton paraît excessif, sauf prestation ou produit particulier.
Peut-on regarder l’éclipse avec des lunettes de soleil ?
Non, même en superposant plusieurs paires. Elles ne filtrent pas suffisamment le rayonnement solaire pour permettre une observation directe.
Peut-on regarder le Soleil à travers son téléphone ?
Non. L’écran ne protège pas nécessairement les yeux si vous regardez aussi directement vers le Soleil, et une exposition prolongée peut endommager le capteur. Pour photographier l’éclipse, utilisez un filtre solaire adapté au matériel.
Faut-il retirer les lunettes lorsque le Soleil est presque entièrement masqué ?
Non, jamais depuis la France le 12 août 2026. L’éclipse y restera partielle, même dans les zones où plus de 99 % du Soleil sera recouvert.
Comment faire si je ne trouve aucune paire ?
Rejoignez une observation organisée par un club d’astronomie ou observez le phénomène indirectement par projection sur une feuille. Ne remplacez jamais les lunettes par un filtre improvisé.
À quelle heure regarder les Perséides ?
Attendez la nuit noire, après le coucher du Soleil. La seconde partie de la nuit offre généralement de meilleures conditions, mais des étoiles filantes pourront déjà être visibles dans la soirée si le ciel est suffisamment sombre.

