À Feucherolles, dans les Yvelines, Elsa cultive des plantes aromatiques et médicinales en bio et transmet un savoir précieux. Une façon simple et joyeuse de reprendre soin de soi, tasse après tasse.
À écouter
Une paysanne-herboriste au cœur d’une ferme familiale
Sur la ferme des Beurreries, Elsa a choisi de faire vivre un métier rare : paysanne-herboriste. « Je suis installée sur la ferme familiale », explique-t-elle, entre cultures et récoltes. Ici, les plantes aromatiques et médicinales poussent aux côtés d’une autre activité phare de l’exploitation : l’élevage de poules pondeuses. «Tout en bio », précise Elsa.
Les plantes aromatiques et médicinales : un choix porté par le sens
Fille et arrière-petite-fille d’agriculteurs, Elsa a grandi avec l’agriculture comme horizon. Après ses études, elle devient ingénieure en agriculture et part « conseiller des fermes un peu partout en France ». Ce détour nourrit sa vision : elle rencontre des agriculteurs passionnés, inventifs, parfois sans repreneur, et comprend qu’elle veut, elle aussi, bâtir son projet.
« Je me suis dit, oui, je voudrais revenir et créer mon propre atelier sur la ferme », raconte-t-elle. Son retour n’est pas un repli, mais un élan : celui de diversifier, d’expérimenter, et de relier production locale et besoins concrets des habitants. Les plantes médicinales s’imposent alors comme une évidence, à la fois agricole, culturelle et profondément humaine.
Redécouvrir les plantes : un savoir oublié, une envie bien présente
« On a tout oublié, malheureusement… Plus personne, déjà, ne reconnaît les plantes », constate la productrice. Pour autant, elle refuse le fatalisme : selon elle, ce n’est pas un manque d’intérêt, mais un manque de transmission. « Personne ne nous apprend. Donc, on ne peut pas le deviner », rappelle-t-elle. Et la bonne nouvelle, c’est que la curiosité revient petit à petit.
Ateliers, tisanes et autonomie : redevenir acteur de son bien-être
Pour relancer cette transmission, Elsa organise des ateliers autour des plantes. Son objectif : rendre ce savoir accessible, concret, et joyeux. « J’essaie de transmettre. Parce qu’il y a plein de choses. Ça pousse sous nos pieds, dans notre jardin », insiste-t-elle, en invitant chacun à observer ce qui l’entoure. Vervaine, camomille, stevia.. Avez-vous déjà essayer de faire votre propre infusion ?
« C’est hyper facile de se procurer des plantes vivantes locales plutôt qu’aller acheter des choses en poudre qui viennent de l’autre bout du monde », souligne-t-elle. C'est certes un peu plus cher mais les client d'Elsa sont prêts à y mettre le prix. Boire une infusion ne serait pas si anodin. Ça pourrait permettre de redevenir acteur de sa santé, prendre soin de soi, être à l’écoute de son corps.

