À l’hôpital Paris Saint-Joseph, un nouvel espace d'activité physique vient d’ouvrir pour les équipes. Un geste concret pour renforcer la santé physique et mentale de celles et ceux qui soignent au quotidien.
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Une bulle bien-être née en pleine crise
En 2020, quand la pandémie submerge les services, chacun cherche sa place dans l’effort collectif. Au centre de la douleur chronique, la cheffe de service Marguerite D'Ussel et son équipe font un choix : mettre leur expertise au service de ceux qui tiennent la ligne de front. Naissent alors les bulles d'oxygène, de bien-être.
La première version de la bulle tient en quelques éléments concrets : « trois canapés, deux fauteuils massants et des KitKats ». Mais l’intention va plus loin que le repos. L’équipe pressent aussi « un peu d’angoisse, un peu de stress », parfois des traces de trauma ou de culpabilité. Elle veut être présente pour accueillir ce besoin, même lorsqu’il n’est pas formulé. Puis « on a évidemment très vite associé des soins », précise la médecin, pour inscrire cette initiative dans la durée.
De l’urgence à la durée : un espace repensé et central
Le succès est immédiat pendant la crise sanitaire, puis se confirme au déconfinement. Quand l’hôpital retrouve son rythme, la direction encourage à maintenir ce lieu de ressourcement. « La direction nous a vraiment incité à maintenir l’espace dans la durée », souligne Marguerite D'Ussel.
Grâce au soutien de la Fondation des hôpitaux, la bulle change d’échelle. Sophrologie, hypnose, kinésithérapie, musicothérapie... « On a une tabacologue, des psychologues, une réflexologue », détaille Marguerite D'Ussel. Le tout, à destination du personnel de l'hôpital.
Dans cette dynamique, à l'hôpital Saint-Joseph, un espace extérieur vient d'être inauguré, au milieu de quelques arbres. Les machines, similaires à celles que l’on voit dans les parcs, sont accessibles librement pour encourager l’activité physique au quotidien.
« C’est un symbole fort de proposer quelque chose qui est dédié aux soignants et aussi à tous les personnels », insiste la Dr D'Ussel. À Paris Saint-Joseph, « il y a en moyenne 70 personnes tous les jours » pour 4 500 personnels.
Un programme national pour « prendre soin de ceux qui soignent »
Ce nouvel espace est financé par la Fondation des hôpitaux, qui accompagne des établissements publics et privés à but non lucratif. Pour Jennifer Kunakey, directrice des programmes et des innovations, il s'agit de soutenir des projets concrets pour améliorer la qualité de vie au travail. Engagement partagé par Sandrine Planchon, nouvelle DG, pour qui ces espaces répondent à un besoin très concret sur le terrain.
la Fondation des hôpitaux a financé plus de 750 "espaces soignants", qui bénéficient à 600 000 professionnels en France, prenant en charge à la fois la structure, l’aménagement et les activités.

