Sous le soleil de Cassis, la plongée révèle un pouvoir simple : apaiser le mental tout en bougeant. Sport, biodiversité et respiration s’allient sous l’eau pour faire du bien, durablement.
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Près du port de Cassis, Frédéric Di Meglio, médecin et président de la FFESSM (Fédération Française d’Études et de Sports Sous-Marins), le rappelle avec conviction : « Le sport, c’est même mieux qu’un médicament ». Selon lui, les études et méta-analyses accumulées depuis une vingtaine d’années confirment les effets positifs de l’activité physique sur la santé.
La plongée a ceci de particulier qu’elle mobilise le corps sans brutalité : on se déplace, on s’équilibre, on s’adapte à un nouvel environnement. Résultat : des bénéfices physiques, mais aussi une sensation de légèreté qui donne envie de recommencer. Et quand le corps se met en mouvement, l’esprit suit souvent le même chemin, vers plus de calme.
La pleine nature… version grand bleu
Au-delà de l’effort, la plongée se vit en pleine nature, au contact direct du vivant. « On sait à l’heure actuelle que plus on a des contacts avec une biodiversité importante, mieux c’est pour notre bien-être », souligne Frédéric Di Meglio. Là où un jogging urbain peut être parasité par le bruit et les agressions visuelles, l’immersion sous-marine offre une parenthèse plus douce, plus cohérente.
Le monde subaquatique rend la rencontre avec la biodiversité étonnamment proche. « Plonger en Méditerranée et rencontrer des mérous à moins d’un mètre, c’est quelque chose de facile », illustre-t-il. Cette proximité, rare à terre, nourrit l’émerveillement et renforce ce sentiment de vitalité qui naît quand on se sent relié au vivant.
Immersion, pression, respiration : la détente guidée par l’eau
Troisième dimension, et pas des moindres : l’immersion elle-même. Frédéric Di Meglio la compare à un retour aux sensations premières : « un peu comme un bébé se trouve dans le ventre de sa mère ». Chez les débutants, il observe un réflexe spontané, presque universel : une posture repliée « comme un fœtus », signe d’un lâcher-prise qui s’installe parfois avant même qu’on le décide.
Dans l’eau, la pression — l’hyperbarie — favorise des adaptations respiratoires. En plongée bouteille, « on va avoir une inspiration un peu plus profonde » et surtout apprendre à « conscientiser son expiration », pour la rendre plus longue. Une mécanique très proche de la relaxation, et qui ouvre la porte à ce que beaucoup décrivent comme une forme de pleine conscience sous-marine.
Pas besoin d’habiter au bord de la mer pour se lancer
Bonne nouvelle : la plongée ne se réserve pas aux habitants du littoral. « Les clubs de plongée les plus nombreux sont d’ailleurs en Île-de-France », rappelle l’intervenant. L’apprentissage peut commencer en piscine, avant de se poursuivre lors de stages ponctuels en mer, sur les côtes.
De Cassis à la piscine du quartier, l’idée reste la même : s’offrir un moment où l’on bouge, où l’on respire mieux, et où l’on retrouve le goût de l’émerveillement. Si vous cherchez une activité qui fait du bien au corps comme à la tête, il suffit parfois d’enfiler un masque… et d’oser la première immersion.

