La Caisse des dépôts transforme l’épargne des Français en logements sociaux, énergie et services du quotidien. Sophie Quatrehomme organise la communication des actions de façon transparente et dans l'intérêt général
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Un levier concret pour les territoires
On connaît le livret A comme une épargne simple et rassurante. Une grande partie de cet argent vit une seconde vie. Plus des trois quarts de ce livret A est géré par la Caisse des dépôts. C'est ce que nous apprend Sophie Quatrehomme, la directrice de la communication, du mécénat et des partenariats du groupe Caisse des Dépôts. Objectif : financer des projets sur l’ensemble du territoire français, au plus près des besoins. Il s'agit donc de logements sociaux, d'éoliennes, d'assainissement de l’eau… Des investissements très concrets et utiles au quotidien des Français.
Cette capacité d’action repose sur un rôle singulier : agir dans l’intérêt général, en mobilisant des financements au service de projets structurants. Un pont entre l’épargne populaire et des réalisations locales qui améliorent la vie.
Rendre des comptes par une communication de transparence
L' institution financière publique communique autant pour une raison simple : « on doit rendre des comptes aux Françaises et aux Français » précise la directrice, « car cet argent, c’est le leur. »
Sans communication, le risque serait celui d’une « boîte noire », perçue comme opaque, loin des réalités.
Pour porter ce récit et le rendre accessible, Sophie Quatrehomme s’appuie sur une centaine de collaborateurs et une communication très large : institutionnelle, financière, rapports d’activité, résultats annuels, mais aussi pédagogie sur les offres. Avec un objectif : montrer, clairement, comment l’épargne se transforme en projets utiles.
Banque des Territoires, politiques sociales : l’action au quotidien
Sur le terrain, la Caisse des dépôts s’incarne notamment via la marque Banque des Territoires. Elle est pensée pour que les acteurs locaux identifient facilement les solutions de financement. L’idée n’est pas de se substituer aux autres, mais d’être un partenaire repérable, mobilisable, efficace.
Autre facette, plus sociale : la gestion de fonds liés aux régimes de retraite ou encore des dispositifs comme « votre compte formation ». Des missions moins visibles, mais essentielles, qui structurent des parcours de vie et soutiennent l’accès aux compétences.
De la « transition » à la transformation écologique : agir maintenant
La transformation écologique est au cœur des priorités de Sophie Quatrehomme. Elle insiste sur les mots, et donc sur l’action : « je pousse beaucoup pour qu’on ne parle plus de transition… pour qu’on parle plutôt de transformation écologique ». Pour elle, il ne s’agit plus d’un horizon lointain, mais d’un mouvement déjà engagé, à accélérer.
Ce sens du cap irrigue aussi la culture interne : « l’intérêt général, c’est ce qui nous fait nous lever le matin ». Une motivation qui donne de la cohérence aux projets et attire des profils en quête d’utilité. Pour entraîner ses équipes, la dirigeante mise sur un management qui fait grandir : « je veux qu’ils soient heureux d’aller au travail ». Elle exprime aussi sa volonté forte de « déssiloter » les services et d’ouvrir les horizons.
Sa méthode : une vision claire, peu de micro-management, et un rôle de facilitatrice. « Ce sont eux les spécialistes… Moi, je suis là pour leur lever les freins », explique-t-elle, qu’ils soient budgétaires ou liés aux processus. Une manière de libérer l’énergie, la créativité et l’envie d’agir.
Au fond, l’histoire racontée ici est encourageante : une épargne populaire, une institution qui rend des comptes, et des projets qui transforment les territoires. Et si la prochaine fois que vous regardez votre livret A, vous y voyiez aussi un petit morceau de logements, d’eau plus propre ou d’énergie renouvelable près de chez vous ?

