Camille Untereiner, illustratrice strasbourgeoise, vient de publier « A la lueur des fées », un carnet de coloriage à l’univers féerique. Une pratique qui procure beaucoup de bien-être.
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Un carnet de coloriage comme une porte vers l’imaginaire
Des chaumières miniatures, des papillons, des champignons, des fées et de petits animaux : l’univers de Myrosa ressemble à une promenade en forêt enchantée. Son cahier d’illustrations à colorier, À la lueur des fées, rassemble 40 scènes qui invitent à ralentir et à rêver. Chaque page propose un décor délicat, pensé pour être « animé » par les couleurs de chacun.
Parmi les dessins, une image revient souvent dans le cœur du public : « Mon illustration préférée, c’est la petite fée qui est allongée dans les fleurs. Elle a vraiment ce côté paisible qui représente un peu mon livre. » Une douceur assumée, qui fait écho à ce que recherchent de nombreuses personnes : une parenthèse simple, accessible, apaisante.
Point clé : 40 illustrations à colorier pour créer sa bulle de calme et de poésie.
Des inspirations fantastiques… et très personnelles
Si ses dessins semblent venir d’un conte, ils s’enracinent dans une culture foisonnante. « Je m’inspire de beaucoup de choses : films fantastiques, livres, légendes, mythologie », explique l’artiste. Depuis l’enfance, ces récits l’attirent, comme un fil invisible vers des mondes plus vastes, plus symboliques, où l’on peut déposer ses préoccupations.
Mais l’inspiration de Myrosa ne se limite pas aux mythes : elle est aussi intime. Elle évoque « les oiseaux dans la cour de ma grand-mère », « l’eau qui coule » et la rivière derrière la maison. Autant de souvenirs-sources qui nourrissent un univers tendre, proche de la nature, où le merveilleux semble à portée de main.
Colorier pour se déconnecter et reprendre son souffle
Ce projet n’est pas né par hasard. Camille Untereiner raconte qu’au moment de se lancer, elle traversait une période plus fragile : « J’étais pas forcément au mieux de ma forme psychologiquement… j’ai vraiment eu une baisse de moral. » Le dessin devient alors un point d’appui, une façon de revenir au présent et de retrouver de l’élan.
Elle décrit un mécanisme simple et puissant : se concentrer sur un geste, une ligne, puis sur une palette. « Le fait de dessiner… ça m’a vraiment permis de reprendre mon souffle, de me poser et d’arrêter de penser à tout ce qu’il y a autour. » Et le coloriage prolonge ce bienfait : « On se déconnecte de nos pensées… on va vraiment être concentré sur quelque chose d’autre, sur les couleurs, sur les textures. »
Au fil des pages, l’esprit se calme, le corps suit. « Ça coupe le cerveau… ça le déconnecte », résume-t-elle, avec des mots directs qui parlent à tous ceux qui cherchent un moment pour eux, loin du bruit du quotidien.
La joie du résultat : créer une atmosphère qui apaise
Colorier, c’est aussi avancer, voir apparaître une ambiance, une lumière, une saison. « On a aussi la satisfaction de voir l’avancée du coloriage, le rendu final, les atmosphères qu’on a réussi à créer », souligne l’illustratrice. Cette progression visible, page après page, procure une forme de fierté tranquille, sans performance ni pression.
Et l’histoire continue : Miroza travaille déjà sur un nouveau projet, cette fois un livre pour enfants. Une manière de prolonger la magie, et de la transmettre, pour que l’imaginaire devienne un refuge partagé.
Une page, quelques crayons, et l’on s’offre un voyage immobile. Parfois, c’est tout ce qu’il faut pour remettre un peu de lumière dans la journée.

