Bien-être : pour souffler et vous recentrer, coloriez !

Jerome Pasanau· 10 mars 2026 à 13:30
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Et si votre meilleure pause anti-stress tenait dans une boîte de crayons ? Le coloriage pour adultes s’impose comme un rituel simple, accessible et profondément apaisant.

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Le coloriage, une activité artistique sans pression

Longtemps cantonné à l’enfance, le coloriage s’affirme aujourd’hui comme « une activité artistique à part entière », rappelle Cyril Buff, professeur de dessin chez Apprendre à Dessiner. Mandalas, mythologie, films, séries, illustrations ultra-détaillées : les thèmes se multiplient et chacun peut y trouver son univers. La force de cette pratique, c’est aussi sa simplicité d’accès. « Il n’y a pas besoin de savoir dessiner : le dessin est déjà là », souligne-t-il, loin de l’angoisse de la page blanche.

Cette absence de jugement change tout. On ne vient pas “performer”, on vient respirer, choisir une couleur, suivre un trait, recommencer. Et, petit à petit, redonner vie à une image avec ses mains.

Une pause mentale qui met le cerveau sur “pause”

Colorier, c’est entrer dans une concentration douce, presque méditative. « Quand on se concentre sur le geste et le choix des couleurs, le cerveau se met naturellement en mode pause », explique Cyril Buff. Beaucoup décrivent cette sensation de bulle, hors du temps, proche de « l’état de flow », quand on perd la notion des minutes qui passent. À la clé : un apaisement tangible, et une présence à soi qui fait du bien.

Le bénéfice est d’autant plus motivant qu’il est rapide. « On diminue notre état de stress après seulement 20 minutes de coloriage actif », affirme l’artiste. Et il y a cette satisfaction finale : tenir entre ses mains quelque chose de concret, de beau, dans un quotidien souvent trop numérique.

Chiffre inspirant : « Après seulement 20 minutes de coloriage actif », le stress diminue et l’esprit se recentre, selon Cyril Buff.

Un rituel du soir pour décrocher des écrans et mieux dormir

Dans un monde saturé de notifications, le coloriage devient un sas de décompression. « Colorier le soir au lieu de scroller sur son téléphone, c’est un rituel qui va améliorer réellement la qualité du sommeil », assure Cyril Buff. On pose l’écran, on attrape les crayons, on ralentit. Même 10 minutes à la pause déjeuner peuvent recharger la batterie mentale.

Et l’expérience peut aussi se vivre à plusieurs. Le coloriage se partage « en famille, en couple, entre amis… côte à côte, dans le calme, sans écran », décrit-il. Un moment simple qui recrée du lien, sans obligation de conversation, juste la présence.

Bien démarrer : oser, choisir le bon papier, lâcher le perfectionnisme

Premier pas : « Osez vous lancer ». L’idée est de choisir un cahier qui vous attire, ni trop simple, ni trop complexe, pour éviter l’ennui comme la frustration. On peut aussi imprimer des dessins trouvés en ligne et commencer avec « une petite boîte de 12 à 24 crayons », de qualité correcte pour se faire plaisir dès les premières couleurs.

Le détail qui change tout, c’est le support. « Beaucoup de gens vont abandonner en pensant qu’ils sont nuls… alors qu’en réalité, c’est le papier de mauvaise qualité qui les frustre », prévient Cyril Buff. Il conseille un papier à grain fin, épais, idéalement « minimum 120 g/m² », et même davantage si possible. Et si le cahier est décevant : on scanne, on réimprime sur un meilleur papier, et le plaisir revient.

Enfin, l’essentiel reste l’état d’esprit : « Lâchez le perfectionnisme. Il n’y a pas de mauvais coloriage. Le but, c’est le chemin, pas la destination. » Une invitation à se faire un cadeau : un moment juste pour soi, sans enjeu, sans productivité.

Ce soir, au lieu d’un écran de plus, pourquoi ne pas essayer une page, une musique douce, et 20 minutes de couleurs ? Parfois, il suffit d’un trait et d’un crayon pour se rappeler qu’on peut aller mieux, simplement, et dès maintenant.

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