Dans son cabinet, Séphorah Werlé propose des séances de madérothérapie. Une pratique qui utilise des objets en bois pour un massage en profondeur.
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Des outils en bois pour réveiller la circulation
Ambiance tamisée, sourire accueillant, et sur la table : un « champignon » en bois aux petits picots, une table lissante, une ventouse. Séphorah Werlé, éducatrice sportive, pratique la madérothérapie, un massage bien-être réalisé avec des instruments en bois. « Il y a une toute petite pression, le système lymphatique est très sensible, donc je ne veux pas écraser le tissu », précise-t-elle. Les gestes varient selon les besoins : mouvements de haut en bas, cercles, zigzags, toujours avec l’idée de mobiliser les tissus en douceur.
Le principe est simple : aider le corps à mieux faire circuler. « C’est une technique ancestrale… elle va agir directement sur la circulation lymphatique, mais aussi la circulation sanguine », explique la praticienne. À la clé, une sensation de légèreté recherchée par de nombreuses personnes, notamment quand la rétention d’eau ou la lourdeur s’invitent au quotidien.
Un massage qui vise le mieux-être avant l’esthétique
Souvent associée à la cellulite, la madérothérapie ne se résume pas à une promesse esthétique. Séphorah insiste : « Les résultats esthétiques, c’est une conséquence d’un travail beaucoup plus profond, plus fonctionnel. » En favorisant le drainage et la circulation, la séance peut contribuer à réduire la sensation de gonflement et à améliorer le confort corporel.
La praticienne évoque aussi des motifs de consultation très variés : ballonnements, constipation occasionnelle ou chronique, ou encore inconfort lié à certaines pathologies hormonales. « C’est un massage très populaire auprès des personnes qui souffrent de lymphœdème, de lipoedème, d’endométriose, des ovaires polykystiques », liste-t-elle, avec prudence. L’objectif, dans son approche, reste d’accompagner le corps vers plus de régulation, sans promettre l’impossible.
Point clé : « L’un des facteurs les plus fréquents du ralentissement du système lymphatique, c’est le stress, tout simplement. » La séance envoie au corps un message de relâchement, pour prolonger les effets après le massage.
Une séance sur-mesure, à l’écoute du corps
Ici, pas de protocole figé. Sephora commence toujours par un modelage manuel, puis enchaîne avec les outils, et revient aux mains après chaque passage. « On a toujours un petit temps d’échange avant de commencer où la personne me parle de son corps, de son rapport à son corps », explique-t-elle. Objectif esthétique, besoin de mieux-être, zones sensibles : tout est ajusté à la personne et à la façon dont le corps réagit.
Les outils, eux, ont chacun leur rôle. La table lissante « va servir à lisser… drainer la peau », décrit-elle, main en soutien pour guider le geste. Et puis il y a la ventouse, son coup de cœur : « Franchement ma préférée. La sensation est super », glisse-t-elle, en évoquant même un petit bruit « assez ASMR » qui ajoute au lâcher-prise. Le fil conducteur reste le même : accompagner les fluides « vers les ganglions lymphatiques », situés notamment près des articulations.
Une pratique encadrée, complémentaire du suivi médical
Dans les situations plus sensibles, la praticienne pose un cadre clair. « Je n’ai vraiment pas la prétention d’être médecin ou de guérir quoi que ce soit », affirme-t-elle. Pour des pathologies avérées, elle intervient « surtout avec un avis médical » et refuse de travailler seule s’il existe un risque. « Je ne fais pas de diagnostic non plus », insiste-t-elle, préférant orienter vers un spécialiste quand certains signes le justifient.
La madérothérapie peut se vivre comme une pause ponctuelle ou en cure, pour installer des effets plus durables. Et si le plus beau résultat était finalement celui-ci : ressortir avec un corps plus léger, un mental apaisé, et l’envie de prendre soin de soi, sans pression ?

